Limericks “à la française”
Posted in Oulibouf on February 20th, 2012 by gerard – Be the first to commentUn limerick est un poème en anglais de 5 vers rimés (rimes AABBA), de caractère humoristique, souvent grivois. Les 2 vers BB peuvent être d’une métrique plus courte qu’en A. Le dernier vers contient, en général, une “chute” drôle ou/et spirituelle. Il y a encore d’autres règles, notamment aux niveaux des accents toniques qui doivent “cadencer” les vers…
Adhémar s’y est frotté, avec bonheur, en anglais. Puis, il m’a fait partager son enthousiasme pour essayer de transposer cette forme poétique en français. Et là, naturellement, j’étais partant! Vous trouverez ci-après nos modestes productions. Rien ne vous empêche d’en faire autant en m’adressant vos limericks.
Pubère très jeune et habitant Dax,
La belle Abby fluidifiait un max,
Presque accro aux transfusions !
Pour elle: Quelle profession ?
Mais bien sûr : Représentante en Tampax !
G
Il me revient souvent, pendant les jours d’automne,
D’avoir aimé Ninon qui pesait une tonne.
J’avais prisé ses yeux et son beau grain de peau…
Hélas surtout ! Elle était sourde comme un pot,
Se séparant jamais de son vieux sonotone.
G
Marseille est une ville formidable;
Car nos filles, dans le corps, ont le Diable!
Et pourtant, on en reste bouche bée,
Elles évitent d’avoir un bébé!
Lors, on dit qu’elles sont imsperméables!
G
J’ai connu un gars, natif de Colombus,
Qui n’arrêtait pas de se gratter le pétrus.
En s’astiquant la raie comme un beau Diable,
Il se faisait des cloques innommables.
In fine, il est mort d’un cancer de l’anus.
G
Max était un plouc des environs de Toulouse,
Il roulait donc les « R » et marchait dans les bouses.
Cela lui déclenchait tout un cas d’allergies,
Traduites à l’extérieur par l’aérophagie :
Toute sa vie durant il lâcha des perlouzes !
G
Enfant, rendant visite à Monsieur le Curé,
J’allais directement, ne marquant pas d’arrêt.
Or, ce matin d’hiver, je glissais sur la neige
Et je me fracturais ce qui me sert de siège.
C’est depuis ce jour-là que tordue est ma raie.
G
Un vieux romain, nommé Berlusconi,
Est, de nos jours, vraiment très honni
Pour avoir pris le pucelage
De gamines _ bien avant l’âge _
Qui aimaient son macaroni.
A
Langoureusement, depuis mon canot,
Je plongeais ma main dans le Guapalco.
Ah crénom de Dieu, qu’avais-je fait là ?
Un banc de piranhas bouffa mon bras !
Vous savez donc pourquoi je suis manchot.
G
Un Grand-Oncle à moi, à la guerre de septante,
Fut fait prisonnier par un prussien dilettante.
Il le prit sous son aile et lui fit des mimis
Tant et si bien que l’homme en devint inverti.
Je dis souvent depuis que mon Oncle est ma tante.
G
Avant le Golgotha, il a dit : « Voici l’homme ! »
A la foule, indécis, il lui gueula : « Shalom ! »
Puis il s’en est allé, cet être irrésolu,
Qui n’a toujours été qu’un pauvre trou-du-cul :
Hérode, à qui manqua toujours un spéculum !
G
Tous les gens me crient souvent : « Pédale ! Emmanché! »
Pourtant j’aime les femmes et suis chauffeur-routier.
C’est vrai que j’adore emplafonner leurs voitures
Toujours par le contraire de leurs devantures.
Pour autant, ça ne fait pas de moi un pédé.
G
Jeanne était constipée, l’affaire était sévère,
Elle passait ses nuits à prendre des clystères.
Mais un jour, un discours de Bayrou
Lui déboucha son tout-à-l’égout…
Et c’est même en chiasse que partît son derrière !
G
C’est vrai que Madelon a tout pour vous séduire :
Un cul, des mamelons… Tant d’appas ne peut nuire.
Et moi, le Dimanche, je ne fais point le bigot,
En m’occupant d’abord de son beau berlingot.
Je m’applique, en esthète, à la faire reluire.
G
Une jeune et belle minette de Nice
Voulut expérimenter tous les vices.
Elle essaya ceci, cela;
Elle forniqua par-ci par-là,
Et put boucher tous ses orifices.
A
Toute sa vie, on le trouva moche,
Toute sa vie, il rata le coche,
Et par conséquent,
C’était évident,
Toute sa vie, il vota à gauche.
G
Un raisonnement qui boîte,
Avec des idées étroites
Et toutes riquiqui(es?).
Que voulez-vous qu’il fit ?
Bien sûr, il votait à droite !
G
Diantre, il n’a pas de mou que le ventre,
Rien de neuf dans son cerveau ne rentre.
En pratiquant la brasse en bouillon,
Ballotté comme un pauvre couillon,
Il ne peut donc que voter au centre !
G
Gisèle était grosse et habitait Luchon,
Ah oui, mon bon monsieur ! Quels généreux nichons !
Mais hélas aussi, cette coquine
Etait accro à la cocaïne,
Et j’omets volontiers son amour des chichons !
G
Le matin, à ma femme, j’apporte le café
Et quatre tartines de camembert bien « fait ».
Et cette âme délicate
Aucune occasion ne rate
Pour me signifier : « Ca me fait peu d’effet ! »
G
Les économistes sont fous .
La crise est un peu n’importe où.
Pourtant, on est bien aise
D’en savoir la genèse :
Elle a pour nom Papandréou !
G
Comme un vol de corbeaux hors du sous-bois natal,
De mon zob, de mes couilles, de mons sphincter anal,
Les morbacs bondissaient
Pour se jeter sur Séléné,
La distrayant de son projet original.
A
Du palais d’Alcazar, Ziza goûtait les ombres
Et reprenait haleine en quelque salle sombre.
« Par Allah, disait-elle, les yeux fous,
Ce Sultan me laissera sur les genoux !
Et je serai à plat pour Diego, mon bel hombre !”
G
Souvent, pour s’amuser, les hommes d ’équipage
Pratiquent en sous-main litote et hypallage.
Et leur Commandant béotien
N’y comprend alors jamais rien,
Ratant le plus souvent tous ses appareillages.
G
Tudieu ! Belle Jeunesse ! De vitalité pleine,
Qui peut baiser cent fois sans reprendre haleine !
Quand vous aurez mon âge à moi,
Insuffisant s’ra le Viagra,
Et pour vous dépanner, vous aurez les baleines.
G
Toute un vie sacrifiée à Cupidon,
Toute une vie à exhiber ses amandons.
Ce n’est qu’en devenant mature
Qu’alors se vengea la Nature !
Car maintenant, tout ça fonctionne à l’amidon.
G
Cet asiatique n’avait vraiment pas le choix :
Passer chez le coiffeur ou devenir forçat.
Et pour que sa vie fut enfin sauve,
Il accepta de devenir chauve
Et pour l’éternité se polir le chinois.
G
Joie ! Flonflons ! Premier voyage qui tombe à pic !
Un tas de millionnaires et pas un seul indic !
La traversée sera exquise
Très loin, très loin de la banquise.
Allez, good bye et à bientôt le « Titanic » !
G
Une athénienne, nommée Circé
Fut recrutée (seulement à l’essai)
Par la Banque du Sperme
Où elle travailla ferme.
Mais elle n’obtint qu’un triple C.
A
Elle habitait le Monomotapa
Où elle tenait un bureau de tabac,
Elle était du bois dont on fait les flûtes,
Grande spécialiste de la turlute.
J’vous dis pas combien de cigares elle fuma…
G
En partant de Messine
J’avais mal à la p…,
Et une gonorrhée
En mouillant au Pirée.
Suez = Pénicilline !
G
J’ai connu Francesca qui possédait un claque,
Un endroit bien pourri, et truffé de morbaques.
L’Inspection Sanitaire
Y fit un inventaire,
Et y trouva aussi force morues en caques.
G
J’ai aimé Marjolaine qui avait forte haleine,
Puis j’ai baisé Hélène malgré qu’elle soit naine,
Madeleine, ma tata,
Et Reine la suma…
Pour finir dans la peine, j’ai tout relu de Taine !
G
Les avions français ont mis la colonne à plat,
Khadafi, dans son trou, se terre comme un rat.
«Chouf, il est là, chouf il est là ! » gueule un rebelle,
Et se jette sur lui toute une ribambelle.
Le « Frère Guide » dit alors : « Ne tirez pas ! »
G
Oui! Mais oui, je t’aime Honorine!
Sauf quand tu viens sonner mâtines
Où je suis, dans l’estaminet,
Alors qu’il est potron-minet!
Vraiment, tu me gonfles la p…!

















