Oulibouf

Limericks “à la française”

Posted in Oulibouf on February 20th, 2012 by gerard – Be the first to comment

Un limerick est un poème en anglais de 5 vers rimés (rimes AABBA), de caractère humoristique, souvent grivois. Les 2 vers BB peuvent être d’une métrique plus courte qu’en A. Le dernier vers contient, en général, une “chute” drôle ou/et spirituelle. Il y a encore d’autres règles, notamment aux niveaux des accents toniques qui doivent “cadencer” les vers…

Adhémar s’y est frotté, avec bonheur, en anglais. Puis, il m’a fait partager son enthousiasme pour essayer de transposer cette forme poétique en français. Et là, naturellement, j’étais partant! Vous trouverez ci-après nos modestes productions. Rien ne vous empêche d’en faire autant en m’adressant vos limericks.Pubère très jeune et habitant Dax,

La belle Abby fluidifiait un max,

Presque accro aux transfusions !

Pour elle: Quelle profession ?

Mais bien sûr : Représentante en Tampax !

G

Il me revient souvent, pendant les jours d’automne,

D’avoir aimé Ninon qui pesait une tonne.

J’avais prisé ses yeux et son beau grain de peau…

Hélas surtout ! Elle était sourde comme un pot,

Se séparant jamais de son vieux sonotone.

G

Marseille est une ville formidable;

Car nos filles, dans le corps, ont le Diable!

Et pourtant, on en reste bouche bée,

Elles évitent d’avoir un bébé!

Lors, on dit qu’elles sont imsperméables!

G

J’ai connu un gars, natif de Colombus,

Qui n’arrêtait pas de se gratter le pétrus.

En s’astiquant la raie comme un beau Diable,

Il se faisait des cloques innommables.

In fine, il est mort d’un cancer de l’anus.

G

Max était un plouc des environs de Toulouse,

Il roulait donc les « R » et marchait dans les bouses.

Cela lui déclenchait tout un cas d’allergies,

Traduites à l’extérieur par l’aérophagie :

Toute sa vie durant il lâcha des perlouzes !

G

Enfant, rendant visite à Monsieur le Curé,

J’allais directement, ne marquant pas d’arrêt.

Or, ce matin d’hiver, je glissais sur la neige

Et je me fracturais ce qui me sert de siège.

C’est depuis ce jour-là que tordue est ma raie.

G

Un vieux romain, nommé Berlusconi,

Est, de nos jours, vraiment très honni

Pour avoir pris le pucelage

De gamines _ bien avant l’âge _

Qui aimaient son macaroni.

A

Langoureusement, depuis mon canot,

Je plongeais ma main dans le Guapalco.

Ah crénom de Dieu, qu’avais-je fait là ?

Un banc de piranhas bouffa mon bras !

Vous savez donc pourquoi je suis manchot.

G

Un Grand-Oncle à moi, à la guerre de septante,

Fut fait prisonnier par un prussien dilettante.

Il le prit sous son aile et lui fit des mimis

Tant et si bien que l’homme en devint inverti.

Je dis souvent depuis que mon Oncle est ma tante.

G

Avant le Golgotha, il a dit :  « Voici l’homme ! »

A la foule, indécis, il lui gueula : « Shalom ! »

Puis il s’en est allé, cet être irrésolu,

Qui n’a toujours été qu’un pauvre trou-du-cul :

Hérode, à qui manqua toujours un spéculum !

G

Tous les gens me crient souvent : « Pédale ! Emmanché! »

Pourtant j’aime les femmes et suis chauffeur-routier.

C’est vrai que j’adore emplafonner leurs voitures

Toujours par le contraire de leurs devantures.

Pour autant, ça ne fait pas de moi un pédé.

G

Jeanne était constipée, l’affaire était sévère,

Elle passait ses nuits à prendre des clystères.

Mais un jour, un discours de Bayrou

Lui déboucha son tout-à-l’égout…

Et c’est même en chiasse que partît son derrière !

G

C’est vrai que Madelon a tout pour vous séduire :

Un cul, des mamelons… Tant d’appas ne peut nuire.

Et moi, le Dimanche, je ne fais point le bigot,

En m’occupant d’abord de son beau berlingot.

Je m’applique, en esthète, à la faire reluire.

G

Une jeune et belle minette de Nice

Voulut expérimenter tous les vices.

Elle essaya ceci, cela;

Elle forniqua par-ci par-là,

Et put boucher tous ses orifices.

AToute sa vie, on le trouva moche,

Toute sa vie, il rata le coche,

Et par conséquent,

C’était évident,

Toute sa vie, il vota à gauche.

G

Un raisonnement qui boîte,

Avec des idées étroites

Et toutes riquiqui(es?).

Que voulez-vous qu’il fit ?

Bien sûr, il votait à droite !

G

Diantre, il n’a pas de mou que le ventre,

Rien de neuf dans son cerveau ne rentre.

En pratiquant la brasse en bouillon,

Ballotté comme un pauvre couillon,

Il ne peut donc que voter au centre !

G

Gisèle était grosse et habitait Luchon,

Ah oui, mon bon monsieur ! Quels généreux nichons !

Mais hélas aussi, cette coquine

Etait accro à la cocaïne,

Et j’omets volontiers son amour des chichons !

G

Le matin, à ma femme, j’apporte le café

Et quatre tartines de camembert bien « fait ».

Et cette âme délicate

Aucune occasion ne rate

Pour me signifier : « Ca me fait peu d’effet ! »

G

Les économistes sont fous .

La crise est un peu n’importe où.

Pourtant, on est bien aise

D’en savoir la genèse :

Elle a pour nom Papandréou !

G

Comme un vol de corbeaux hors du sous-bois natal,

De mon zob, de mes couilles, de mons sphincter anal,

Les morbacs bondissaient

Pour se jeter sur Séléné,

La distrayant de son projet original.

A

Du palais d’Alcazar, Ziza goûtait les ombres

Et reprenait haleine en quelque salle sombre.

« Par Allah, disait-elle, les yeux fous,

Ce Sultan me laissera sur les genoux ! 

Et je serai à plat pour Diego, mon bel hombre !”

G

Souvent, pour s’amuser, les hommes d ’équipage

Pratiquent en sous-main litote et hypallage.

Et leur Commandant béotien

N’y comprend alors jamais rien,

Ratant le plus souvent tous ses appareillages.

G

Tudieu ! Belle Jeunesse ! De vitalité pleine,

Qui peut baiser cent fois sans reprendre haleine !

Quand vous aurez mon âge à moi,

Insuffisant s’ra le Viagra,

Et pour vous dépanner, vous aurez les baleines.

G

Toute un vie sacrifiée à Cupidon,

Toute une vie à exhiber ses amandons.

Ce n’est qu’en devenant mature

Qu’alors se vengea la Nature !

Car maintenant, tout ça fonctionne à l’amidon.

G

Cet asiatique n’avait vraiment pas le choix :

Passer chez le coiffeur ou devenir forçat.

Et pour que sa vie fut enfin sauve,

Il accepta de devenir chauve

Et pour l’éternité se polir le chinois.

G

Joie ! Flonflons ! Premier voyage qui tombe à pic !

Un tas de millionnaires et pas un seul indic !

La traversée sera exquise

Très loin, très loin de la banquise.

Allez, good bye et à bientôt le « Titanic » !

G

Une athénienne, nommée Circé

Fut recrutée (seulement à l’essai)

Par la Banque du Sperme

Où elle travailla ferme.

Mais elle n’obtint qu’un triple C.

A

Elle habitait le Monomotapa

Où elle tenait un bureau de tabac,

Elle était du bois dont on fait les flûtes,

Grande spécialiste de la turlute.

J’vous dis pas combien de cigares elle fuma…

G

En partant de Messine

J’avais mal à la p…,

Et une gonorrhée

En mouillant au Pirée.

Suez = Pénicilline !

G

J’ai connu Francesca qui possédait un claque,

Un endroit bien pourri, et truffé de morbaques.

L’Inspection Sanitaire

Y fit un inventaire,

Et y trouva aussi force morues en caques.

G

J’ai aimé Marjolaine qui avait forte haleine,

Puis j’ai baisé Hélène malgré qu’elle soit naine,

Madeleine, ma tata,

Et Reine la suma…

Pour finir dans la peine, j’ai tout relu de Taine !

G

Les avions français ont mis la colonne à plat,

Khadafi, dans son trou, se terre comme un rat.

«Chouf, il est là, chouf il est là ! » gueule un rebelle,

Et se jette sur lui toute une ribambelle.

Le « Frère Guide » dit alors : « Ne tirez pas ! »

G

Oui! Mais oui, je t’aime Honorine!

Sauf quand tu viens sonner mâtines

Où je suis, dans l’estaminet,

Alors qu’il est potron-minet!

Vraiment, tu me gonfles la p…!

G…A une prochaine fois!…

Lucky Hémogloblak

Posted in Oulibouf on January 20th, 2012 by gerard – 6 Comments

       Salut ! Je m’appelle Hémogloblak, je suis un des quatre Golgothax dans le jeu vidéo « Carnagium, version 3.02 », et, plus précisément, dans le DVD référencé 451HK86°MM2378_Z12P. J’ai eu une chance extraordinaire, car j’ai été offert par la tante Zénobie au petit Kévin Poireau, jeune idiot de sept ans, con comme un balai et déjà dyspraxique sévère, dyslexique confirmé depuis tout bébé et atteint d’un fort strabisme, son œil droit jouant au flipper pendant que le gauche totalise les points de « Counter Strike ». Je n’interviens dans le jeu qu’au niveau 5 (qui en compte 10) et mon jeune « maître » (Tu parles ! Un résidu bien représentatif de la jeunesse actuelle plutôt!), bien qu’accro à ce trip débile plusieurs fois par jour, n’a dépassé qu’une unique fois le niveau 1. J’ai donc une paix royale, et cela tombe d’autant mieux que je suis d’un naturel éminemment paresseux. Plus fainéant que moi, c’est difficile à trouver… Peut-être en Corse, peut-être dans le gouvernement Fillon, peut-être à la SNCF… ? Et encore, rien n’est moins sûr !

     Quand je ne dors pas, ce qui est très rare, il m’arrive de faire un tour dans le support numérique qu’est le DVD. Souvent, c’est pour aller taper le carton avec les Golgothax, on se fait une petite belote et on va se recoucher. Il m’arrive de croiser des personnages du jeu, certains ne cessent de s’entraîner à donner la mort dans les conditions les plus abominables, d’autres fourbissent leurs armes, d’autres encore essaient de maîtriser au mieux les sorts, pouvoirs, talents qu’ils détiennent. Belle bande de rigolos qui ignore tout des vertus de la sieste prolongée. Une seule fois, je suis tombé sur la route de la Reine Nymphomnia, celle à qui appartient le château de Dévastopol, et qui n’apparait qu’à la fin du niveau 10, c’est-à-dire dans la salle du Trésor, but ultime du jeu. Par Touze ! Quelle belle femme ! Bien sûr, j’ai évité son regard qui, pour peu qu’elle ne m’ait pas à la bonne, m’aurait instantanément changé en garniture pour  œufs mimosa, mais c’est égal, une nuit avec une créature si « hot » doit valoir son pesant de maravédis d’or pur ! Elle était accompagnée par ses chiens de guerre, une bande de molosses assoiffés de sang capables de te dépecer un David Douillet en fines lamelles en moins de vingt secondes. Par contre, c’est souvent que l’on rencontre Sarkikouille, le héros, celui qui doit se farcir toutes les étapes du jeu. Il est plutôt sympa, il bouge tout le temps, brassant beaucoup d’air, il n’a pas une intelligence transcendantale, loin de là, mais il est malin comme un gibbon du jeu « Simieskos fatality ». Plusieurs fois, j’ai essayé de lui glisser dans la conversation d’éviter de me choisir comme allié si, par malchance, ce demeuré de Kévin arrivait un jour au niveau 5…

      J’ai donc une veine inouïe, il ne m’est absolument pas interdit de penser que le Kévin en question finira par se lasser et que, grandissant en schizophrénie et en couillonnades en tout genre, achètera, ou se verra offrir, un autre jeu qui le passionnera. Je resterai donc bien tranquille, à jamais, entre deux pixels, mégabit au repos pour l’éternité.

     J’ai pourtant eu une chaude alerte une nuit. Les parents de Kévin se sont, un week-end, disputé à propos de la tapisserie à changer dans les chiottes. Le papa, pour bien montrer qu’il était mécontent, est venu alors dormir sur le canapé du salon. Comme il s’enquiquinait ferme, voilà-t-il pas qu’il se met à brancher la Wii, et qu’au milieu des divertissements mis à sa disposition, il nous choisit… Ouffa, ce n’est pas un virtuose de la manette, mais c’est un foutu entêté ! Au bout de deux heures, il avait franchi les quatre premiers niveaux. J’étais dans mes petits souliers, et j’étais un peu ému : C’était la première fois que j’avais la possibilité d’entrer en scène. Et ça n’a pas raté ! Il m’a sélectionné pour seconder Sarkikouille. Le niveau 5 a pour scénario le franchissement du bras de la mer des Engatses entre Cuculand, le continent, et l’île de Lamor-en-Viteyss où le lugubre château de Dévastopol étend son ombre maléfique. Pour y aller, on doit s’emparer d’un pédalo que commande Hollandox, personnage falot mais très peu coopératif. C’est moi que Sarkikouille choisit pour cette mission. Bon, ça, je savais faire ! Je m’approche du teinturé de frais et je lui souffle doucement : « Gaffe mec ! Tes lacets sont défaits ! » Il baisse la tête pour vérifier, et c’est le moment que je choisis pour lui filer un cataclysmique coup de pied dans la tronche, l’envoyant valdinguer à plus de 50 mètres dans la flotte. Là, des murènes géantes le bouffent tout cru. Avec Sarkikouille, on s’installe sur le pédalo et… Ô bonheur ! Le père à Kevin appuie sur « Pause » car son épouse venait le rejoindre au salon, en petite nuisette coquine. Devant nous, ils se réconcilièrent, et plutôt deux fois qu’une ! Comme il n’avait pas éteint l’écran, j’ai bien profité du spectacle ! Une partie de jambes en l’air de grande qualité, je n’en perdais pas une miette ! Ils finirent, après l’effort, par s’endormir, complètement épuisés. Le papa n’avait même pas fait une sauvegarde ; au petit matin il finit par éteindre la Wii et la télé, il rangea le jeu qu’il ne retoucha jamais plus, c’était inespéré ! Je pouvais derechef reprendre mon activité préférée : le farniente intégral.

     Et puis… Et puis… Et puis il y eut ce jour maudit où la famille reçut à déjeuner l’oncle, la tante et le cousin de Kévin. Par Kinson ! Cet enviandé de cousin au prénom de tapette (Lilian, je vous demande un peu…) est un grand échalas de 15 ans, le teint blafard, les yeux cernés comme les replis du bide à la Boccolini, maigrichon, avant-dernier de la classe de 6ème qu’il redouble pour la troisième fois (peut-être devrais-je dire « retriple »?) mais, hélas, un maniaque du jeu vidéo. Nous l’avons entendu dire qu’il en possédait _ et maîtrisait _ plus de trente dans le clapier qui lui sert de chambre. On s’est tous regardé, on n’était pas fiers, oh que non !

     Et notre martyre a commencé ! Ce gars-là était un magicien de la manette, il fallait voir ses longs doigts de pubère décharné s’activer sur tous les boutons. Il en connaissait les fonctionnalités par cœur. En moins d’un quart d’heure, il en était déjà au niveau 5 et n’avait perdu aucune vie. Là encore, il m’a choisi pour affronter le Capitaine du pédalo ! Evidemment, Hollandox a un intellect plus que limité, mais pas au point d’oublier mon astuce de la fois précédente. Je me pointe donc vers lui et lui hurle un nouveau charre: « Regarde ! Derrière toi ! Voilà Papa Noël qui s’amène !» Toujours aussi concon, il tourne la tête et je te lui balance un coup de latte dans les joyeuses que, depuis, on l’appelle Françoise. Il vomit tout son petit déj’ et reste étendu sur le sol, appelant à l’aide le SAMU de la rue de Solférino avec une toute nouvelle voix de soprano. Avec Sarkikouille, on bondit sur le pédalo et on met le grand braquet. Traversée sans histoire, on arrive sur l’île, nuit noire, hurlements lugubres, remugles pestilentiels de cuisine lithuanienne… la totale quoi ! Et tout à coup, un cri : « Les enfants ! A table ! » Oh fatche ! Sauvés par le gong ! Mais voilà-t-il pas que ce grand merdeux fait une sauvegarde en déclarant à son petit cousin : « On va aller manger, et on reprendra la partie après ! » Miséricorde ! Je jette un coup d’oeil au héros. Bah ! Il était comme moi, dans le 36ème dessous ! Pourvu que le Lilian s’étouffe avec une arête de congre, qu’il s’empoisonne avec les champignons, qu’il crève quoi !…

     Hélas, notre répit fut de courte durée ! Heureusement qu’on profita de ce temps mort pour repérer où il y avait des points de survie et surtout un charaban. Je vous explique, en gros, le niveau 6 : Il faut franchir la lande qui sépare le rivage des murailles du château. Mais l’endroit est truffé de Bayroustons, sortes de mines, en fait de grosses poches pleines de modéma qui est une substance glaireuse orangée qui peut t’engluer et te laisser à la merci des Meurtrassous, des elfes cruels qui ont la faculté de surgir à tout moment des anfractuosités du paysage. Dès que cet enfoiré de Lilian ressaisit les manettes, on se précipita pour rafler les points de ravitaillement, et hop !… Directo à l’intérieur du charaban ; Sarkikouille se mit au volant et je m’installais dans la tourelle, armait le canon à laser Oméga 3 domestique sous neutrogéna et commençait à arroser copieusement des vagues de Meurtrassous qui accouraient vers nous. Par Mesan ! Ce fut un beau carnage ! Qu’est-ce qu’on a accumulé comme points ! Le Kévin admirait tellement son cousin qu’il en bavait grave, comme un trisomique sévèrement atteint. Les petits salopiots n’en finissaient pas de se démultiplier, tout comme les mines à modéma de plus en plus nombreuses. A une vingtaine de mètres du no man’s land entre la lande et les remparts, un énorme Bayronston éclata et scotcha littéralement le charaban. Vite ! On s’extirpa de la carlingue et nous courûmes comme des dératés vers cette zone neutre pour nous mettre à l’abri ! Ce fut tangent, un Meurtrassou eut le temps de me mordre le bras gauche jusqu’au sang…

     Pendant que je pansais ma plaie, Sarkikouille examina le bonus dont on pouvait bénéficier à ce stade du jeu : Cela consistait à choisir un nouvel équipier, en aveugle, dans une des cinq cabines qui se trouvaient là. Il opta pour la seconde : Pas mal ! Une Démonana ! Peu douée pour le combat corps à corps, mais pleine de superpouvoirs.

     Le niveau 7 consiste à franchir l’enceinte du château. En faisant minutieusement le tour, le Lilian remarqua que la muraille Nord était moins haute. Il me fit projeter Sarkikouille et la Démonana sur le chemin de ronde. Pendant qu’elle tenait en respect des tas de fantassins qui leur donnaient l’assaut, Sarkikouille dépensa 10 000 points pour l’acquisition d’une corde qu’il me lança. Ah ! Par Thénon ! Le spectacle valait le coup d’oeil quand je franchis les créneaux : La Démonana délivrait ses sortilèges en veux-tu-en-voilà aux soldats en leur infligeant des coliques carabinées. Il fallait voir tous ces gugusses faire demi-tour, chausses baissées ou déjà pleines. Par Abellum !  Ils étaient dans la m… ! Ce fut bientôt le grand désert, par contre, ça schlinguait un max ! Il fallut ensuite slalomer entre les étrons pour atteindre le niveau 8, à savoir gravir l’accès aux quatre étages du donjon.

     Pas de chance, la Démonana se fit éclater la dzouka* dès la poterne d’entrée ! Une compagnie d’Uhèmeupets la néantisa avec leurs flashballs à la nitroglycérine. Des petits déchets carnés sanguinolents volèrent dans tous les azimuts et s’aplatirent sur les murs. De notre côté, heureusement que nous avions des boucliers en cagagne trempée, ce qui nous permis de passer au travers du pack et d’en pourfendre à volonté. Hélas ! Juste avant d’atteindre l’escalier menant au premier étage, un lourd filet aux mailles de bronze me tomba dessus. Une nuée de petits trolls gauchistes, me trimballa, ainsi empaqueté, jusqu’au sous-sol, ils m’introduisirent de force un entonnoir dans la bouche. Ils me déversèrent une bonbonne de mauvais picrate, et puis, curieusement, me relâchèrent. Je tenais une biture phénoménale ! Ils me poussèrent vers une poutre qui franchissait une fosse remplie de mambas noirs, il était évident que j’allais servir de spectacle à tous ces refoulés car, étant ivre-mort, je n’avais plus aucun contrôle de mes mouvements. Pour mézigue, le « Game over » était inévitable… Par Amaribo ! Tadâââm ! Voilà que surgit l’agité du bocal : Sarkikouille ! Il avait dégoté, je ne sais où, un trubidium effaceur à collagène sacerdotal, une arme terrible qui te permet de « gommer » instantanément tous ceux qui t’em… Il fit rapidement le vide dans la sombre cave où nous étions, me tendit une main charitable pour me ramener de la poutre au bord de la fosse. Mon petit couillon de sauveur se permit même un jeu de mots hâtivement bricolé : « Hé bé ! Voilà-ti-pas que mon Hémogloblak est d’équerre ! » En titubant, je m’engageais à sa suite. Grâce à son redoutable outil, le sous-sol, le rez-de-chaussée, et même le premier étage furent nettoyés pire qu’au Karcher cyberspatial.

      Le deuxième étage était une zone neutre où je pus récupérer mes esprits. Le trubidium effaceur n’avait plus de cartouche, mais on pouvait, avant d’aborder les deux derniers niveaux, choisir un nouveau partenaire. Ce petit futé de héros se décida pour un Skeletor Géant. J’étais dubitatif, les skeletors sont excellents en terrain découvert, d’une très grande force, mais aussi nunuches que la Cécile Duflot (celle qui, malgré de soit-disant études supérieures en Géographie, te situe le Japon dans l’hémisphère Sud). Il m’expliqua son plan : On ferait le sacrifice de notre nouveau compagnon en offrant ses os, et Dieu sait si un Skeletor en possède des centaines de belles dimensions, aux dogues géants de Nymphomnia. Avec un peu de chance, les bestiaux se jetteraient là-dessus, nous permettant de poursuivre l’aventure. C’était hasardeux, mais on n’avait guère d’autre choix. Même cet enfoiré de Lilian, qui avait laissé Sarkikouille choisir à sa guise, semblait d’accord.

     Niveau 9 : Se fader le labyrinthe du troisième étage pour trouver l’escalier menant au niveau supérieur. Sarkikouille était obligé de donner la main à notre fada de Skeletor qui se serait irrémédiablement perdu si on l’avait laissé libre, ne fut-ce qu’une seconde. C’est donc moi qui ouvrais la marche : Bon, j’avais quand même un petit programme dans ma cervelle d’une force « CM2 amélioré » : Un labyrinthe, tu prends toujours à gauche ou toujours à droite. Ouais, je sais, c’est long et fastidieux, mais c’est sûr ! On avait, en outre, suffisamment de points d’énergie pour tenir un bon bout de temps. Et la galère commença ! Heureusement que le Lilian nous boosta en nous équipant de rollers à réaction transfusionnelle par amibiase sub-cutanée (Cela lui coûta tout de même trois fois 100 000 points!). A moment donné, on tombe dans une longue galerie pleine de larges fenêtres à main gauche. Stupeur ! Voilà que surgit un gus que je n’avais jamais vu dans le DVD. Un enviandé qui prétendait s’appeler Côme Hanssava De Coussy-Coussat, muni d’une épée aussi énorme qu’une connitude de Ségolène. Mais le sang-bleu avait la jactance facile, il commença à nous raconter sa vie en nous disant, notamment, qu’il descendait des croisés. Je l’ai donc fait passer par une fenêtre, pensant que ce serait lui rendre service d’honorer ainsi ses morts. On s’est payé une bonne pinte de rigolade ! On était d’autant plus contents qu’on avait enfin atteint l’escalier menant au degré suprême. Par Acétamol, le moral était revenu !

     Ultime étape : On avait le cœur qui cognait en poussant la lourde porte de la salle du trésor. C’était magnifique, l’or ruisselait partout sous les formes les plus diverses : pièces, médailles, bijoux, vaisselle, tickets restaurant et de l’Euromillion, bons de la Semeuse, T-shirts Guess, etc… Le jackpot les amis ! On avait gagné ! Nous eûmes vingt secondes de bonheur absolu avant de voir débouler les chiens de guerre de la maîtresse des lieux. Et là, ça n’a pas traîné, on a poussé en avant ce pauvre fondu de Skeletor. Quel massacre ! La dizaine de cerbères te l’a entrepris de la belle façon ! Mais la ruse de Sarkikouille avait fonctionné, les redoutables canidés s’en donnaient à cœur joie avec les abattis de notre éphémère compagnon. Ils étaient bien trop occupés à rogner les os pour faire attention à nous. On en profita pour les occire par derrière, en traître, un à un. Un grand silence se fit alors, on écarta la lourde tenture damassée au fond de la pièce. Oh putentraille ! Par Simonie et par Angon ! La reine Nymphomnia était là, somptueuse, elle balança une oeillade à Sarkikouille, le transformant aussitôt en tract écologiste… Bon, il n’y avait plus grand-chose à faire, j’allais certainement suivre dans la foulée…

     …« Lilian ! C’est l’heure ! On doit rentrer à la maison pour te faire réviser ta table de 1 ! » Le déchet cousinesque soupira, mais fit une sauvegarde avec mot de passe perso très tarabiscoté. Comme il oublia de le confier à Kévin, je me retrouvais dans une situation plus qu’embarrassante et un tantinet désespérée. Je ne le sus que bien plus tard, mais le papa de Lilian, qui était représentant en bandages herniaires, fut muté dans la semaine qui suivit en Mongolie Extérieure, il s’expatria donc avec sa petite famille vers cette riante contrée. Pour ce qui me concerne, Nymphomnia s’approcha de moi avec un regard normal. Par Oxisme ! Voilà qu’elle me caresse gentiment l’occiput, en me murmurant : « Hé bien, mon gros, tu vas donc remplacer mes chienchiens ! »…

     Nous sommes donc coincés pour l’éternité tous les deux au niveau 10, mais je suis décidément né avec la baraka. Bien sûr, je fais beaucoup moins la sieste qu’avant, mais je ne m’en plains pas car il y a des compensations. Ah oui, j’ai oublié de vous dire, ma Nymphomnia est zoophile !

Gérard- 2012

Note de l’auteur : Tous les Dieux invoqués dans le présent texte appartiennent à une mythologie bien particulière ; en gros, ce serait l’univers d’Alfred Jarry revisité par Madame la rousse et Monsieur Robert, le petit.

* = La dzouka, euh… c’est ce que je préfère chez Nymphomnia…

Emeline et Adalbert 08

Posted in Oulibouf on January 10th, 2012 by gerard – Comments Off

Voilà que Raimondo nous offre de débuter l’année sans Viagra, ni amidon, ni baleine! Merci l’ami!

VIII

Adalbert Flavien Gaétan de Coucy se mit dans une folle colère quand il apprit le refus d’Albine de passer la nuit avec lui. Il ne pouvait admettre qu’une fille d’aussi basse extraction, puisse décliner un tel honneur. Son écuyer Renaud cacha les raisons profondes de cette attitude ; il se proposa de trouver parmi les femmes vivant au palais, une candidates jeune et jolie qui puisse transformer sa nuit en un moment de délice. Mais le Grand Vizir Conium s’approcha de son nouveau maître, l’assurant de toute sa sollicitude, de son entier dévouement ;  dans l’immédiat, il lui garantissait la venue d’une perle rare dont il n’aurait qu’à se louer.

-         Voilà qui est parfait. Quand à toi, mon fidèle écuyer, je te charge d’aller quérir mon épouse bien aimée, restée dans le royaume de France, afin qu’elle puisse bénéficier ici de son titre de vice reine.

Renaud savait déjà qu’il profiterait de cette occasion pour rejoindre son Albine.

De son côté, Aïcha semblait vouloir choisir une vie de luxe auprès d’Ali qui lui avait montré les trésors amassés dans ses cavernes : perles et pierres fines, tissus chamarrés, vaisselles en métaux précieux, meubles en bois précieux, important magot soigneusement à l’abri en des lieux, accessibles à lui seul à l’aide d’une clé pendant au bout d’un collier en métal précieux.  Il y avait là de quoi s’assurer une vie exempte de soucis durant de longues années.

Et un soir, tout bascula ; ce jour là,  Aïcha n’était pas en mesure de répondre aux sollicitations érotiques d’Ali, la nature lui ayant apporté ces ennuis passagers que toutes les femmes connaissent. Elle s’en ouvrit à son amant qui ne tenait pas à se voir privé de son petit bienfait quotidien. Dès lors, il se conduisit d’immonde façon la bousculant sur le lit et découvrant ces rondeurs fessières qui le fascinaient. Jamais Aïcha n’avait osé cette caresse particulière ; l’idée ne la répugnait pas à priori, mais elle attendait la venue d’un soupirant délicat plein de prévenance et de tendresse pour tenter l’expérience. Ce ne fut pas le cas ce soir là : Ali se conduisit comme un soudard, comme un être dénué de délicatesse, sans aucun égard dans sa façon d’agir. Aïcha serra les dents, essuya une furtive larme, mais décida que sa vengeance serait à la hauteur du forfait.

Dès le lendemain, elle  entreprit  de poursuivre son voyage, laissant espérer à Ali qu’elle lui préparerait, au palais du Sultan Bourrin, toutes les conditions pour   réaliser le larcin le plus phénoménal qui soit, le pillage du siècle, en quelque sorte. Une fois de plus, cette nouvelle laissa Ali, baba.

Donc, Aïcha préparait sa vengeance.

*

*       *

De son côté Emeline réfléchissait à la façon de tirer Florian, de l’impasse dans laquelle il s’était fourvoyé. De toute évidence les études de médecine ne lui apportaient aucun attrait, mais que pouvait-elle lui conseiller pour orienter sa vie, et surtout dans l’immédiat, pour le libérer de ses dettes ?

C’est alors que le destin vint jouer les redresseurs de torts. Un soir, la maison en bordure de la ville, eut la visite d’un moine, un homme de haute taille à la longue barbe fleurie, revêtu de la sombre robe de bure des franciscains. La tenancière s’étonna de la présence en ce lieu de cet homme d’Eglise. Elle comprit qu’il n’était pas un client ordinaire lorsqu’il demanda sur un ton ne supportant  aucune réplique à s’entretenir avec Florian ; ce dernier était pour l’heure en compagnie d’Emeline et certainement dans une tenue peu respectueuse pour les yeux du  saint homme ; la femme hésita à l’y conduire et même s’interposa en tentant de lui barrer le passage.

-         Arrière pècheresse ! ôte-toi de mon chemin, pourvoyeuse de l’Enfer, je n’ai nul besoin de toi pour trouver ce suppôt de Satan.

Et de fait après avoir inspecté quelques chambres, et troublé la quiétude de couples en galante action, il trouva les deux cousins  dans l’acrobatique position de la rose feuillue. Son sang ne fit qu’un seul tour, mais son ire décupla:  à l’aide du cordon lui servant de ceinture qu’il replia plusieurs fois, il se mit à fouetter ces corps nus avec une vigueur peu commune, sans se soucier de leurs cris de douleur, cris qui alertèrent maints curieux, arrivés de toute part dans des tenues plus ou moins présentables. Négligeant ces curieux,  sur lesquels il aurait volontiers assouvi sa fureur vengeresse, il laissa tomber à l’égard de Florian son verdict, d’une voie caverneuse :

-         Rhabillez-vous Monsieur et suivez-moi. Le Comte  votre honorable père, informé de la vie dissolue que vous menez ici, m’a chargé de vous ramener dans votre Anjou natal pour y recevoir ses ordres.

Florian allait répliquer ; un magistral soufflet l’en empêcha.

-         Fermam gueulum,

cria-t-il, reprenant la célèbre apostrophe de Jules César aux gaulois, à la célèbre bataille d’Alésia.

Puis se tournant vers Emeline, qui contemplait avec horreur, les traces rouges laissées par cette fustigation :

-         Quant à vous Madame,  que les flammes de l’Enfer brûlent éternellement ces chairs impures que vous octroyez à tout venant.

Avant de partir, Florian voulut donner à sa cousine un ultime baiser d’amour, mais la poigne du franciscain l’en empêcha et Emeline songea avec nostalgie qu’elle n’aurait certainement plus jamais l’occasion de le revoir ; avec lui, elle avait passé d’inoubliables moments, dont le souvenir lui faisait chaud au cœur (et non seulement au cœur), mémorables instants qu’elle ne regrettait pas, malgré les dernières imprécations du moine.

Dès le lendemain, elle prit le chemin du retour. Quelques mois plus tard elle retrouva son castel, mais, on le verra, les choses avaient bien changé.

*

*      *

Au palais du sultan Bourrin, Aïcha et ses musiciennes avaient été fort bien reçues. Cette troupe de baladins allait renouveler les spectacles qui s’y déroulaient d’ordinaire et le sultan applaudit à cette heureuse nouveauté. Outre l’aspect festif, but de son voyage, Aïcha n’avait pas oublié, son désir de vengeance ; elle élabora  un projet destiné à châtier l’odieux et Tamère fut chargé de l’exécuter. Or, parmi les musiciennes du groupe, il y avait là une jeune femme,  Shéhérazade, une joueuse de luth très réservée,  mais dont les avis étaient toujours appréciés et les jugements emprunts de sagesse. Informée des projets d’Aïcha, elle se proposa d’accompagner Tamère, laissant entendre à demi mot, qu’elle pouvait lui apporter une aide efficace. Aïcha ne négligea pas cette offre, bien au contraire, persuadée qu’elle avait trouvé en Shéhérazade, dont elle avait par ailleurs remarqué le bon sens, une alliée de poids. Elle  leur souhaita bon voyage,  permettant à Tamère, une tendre incursion sur ses seins, sous le regard complice de Shéhérazade.

Ces envoyés de la vengeance accomplirent leur tâche avec le zèle qui convient et toute la réussite voulue. Quelques semaines plus tard,  le devoir accompli, ils s’en revinrent auprès d’Aïcha et  lui remirent un coffret en bois de santal paré de ciselures d’or…

Raimondo (à suivre)

Raimondorama 03

Posted in Oulibouf on December 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

Toujours prolifique _ mais la quantité n’altère en rien la qualité_ Raimondo se lance dans une nouvelle série “LES ARTISANES INSANES DE NOS VILLAGES” Voici donc les quatre premiers portraits de ces vaillantes compagnes qui ont bien mérité de la Nation peut-être, mais des nationaux très certainement. Et nous commencerons par la première citoyenne de la Commune…

Madame le Maire

Elle avait des rondeurs vraiment appétissantes

Et cette femme-là me rendait insensé.

Car elle était jolie et tellement bandante

Que j’aurais pu soudain, sur elle, me jeter

Et la déshabiller, la mettre toute nue,

Pour pouvoir admirer et son ventre et son con,

Caresser les rondeurs de son très joli cul

Et titiller aussi ses deux coquins tétons.

Mais cette femme-là semblait inabordable :

 Au village elle était l’élue des citoyens ;

Il devenait alors tout à fait impensable

Que j’agisse avec elle comme un grossier vaurien.

Or, il advint qu’un jour le ciel me fut clément :

Il neigeait, et soudain cette femme rêvée,

Au détour d’une rue parut subitement

Marchant avec prudence, et à pas mesurés.

Elle aurait pu glisser, mais mon œil vigilant

Surveillait tous ses pas avec acuité. 

Et m’élançant soudain je bondis prestement

Alors qu’elle allait choir sur le trottoir glacé.

L’édile me sourit pour cette intervention,

Serrant avec ferveur ces mains qui la sauvèrent

D’une chute fatale et d’une luxation

Qui auraient pu bien sûr se révéler sévères.   

 

Le soir, en mon logis, j’eus l’immense  bonheur

De voir venir à moi cette femme adorée

Qui se mit à sucer mon sexe avec ardeur, 

En caressant mes couilles d’une main veloutée.

Telle elle était venue, telle elle disparut,

Et j’eus le déplaisir alors de constater

En cherchant vainement trace de sa venue,   

Que mes mains étaient moites et ma couche souillée.

                                                                  Raimondo 2011

Anita la fleuriste 

Parmi les roses et le lilas

Travaillait la belle Anita

Qui avec art confectionnait

Des gerbes ainsi que des bouquets.

J’allais chez elle quelquefois

Pour y quérir des fleurs des bois

Dont j’ai toujours apprécié

Les exquises senteurs  musquées.

D’ordinaire la belle enfant

Avait un air très avenant

Mais ce jour-là,  je fus navré

De voir son visage éploré.

« Que se passe-t-il  Anita

Pourquoi faire cette mine là

Vous qui avez à l’ordinaire

Un sourire extraordinaire ? »

« Cher monsieur dans notre boutique

Il nous faut en toute logique

Maintenir pour garder nos fleurs

Température de rigueur ;

D’habitude je supporte bien

Le froid de notre magasin

Mais ce matin en vérité

Mes tétons en sont érigés. »

« Permettez-moi ma chère enfant

De pallier cet inconvénient

Et de poser mes chaudes mains

Sur la rondeur de vos deux seins. »

Comme elle ne disait pas un mot

J’ai essayé tout aussitôt

De réchauffer avec mes doigts

Ces tétons que pelaient de froid.

Le miracle se produisit,

La belle Anita fut ravie

Et je sentis à ses soupirs

Qu’elle y trouvait un grand plaisir.

 

« Cher Monsieur, vos mains sont divines

Et je sens bien que votre pine

A pris soudain une érection

Nécessitant une succion,

A mon tour je veux remercier

Votre belle civilité

Vous faisant avec affection

Une bien douce fellation.

Et ce soir, quand viendra la nuit,

Quand mes clients seront partis,

Revenez me voir car je veux

Sentir en moi ce puissant nœud. »

                                                   Raimondo 2011

Odette, la marchande de journaux  

Au comptoir de presse du coin

Quand j’achète mon quotidien

J’aime à discuter un moment

Avec le brave négociant

Qui commente, avec sa faconde,

Toutes les nouvelles du monde.

Hors un jour qu’il était absent,

Indisposé probablement,

C’est sa fille, le belle Odette,

Qui m’a fait alors la causette.

Croyez bien qu’à tous ses propos

Je n’ai pas répondu un mot,

Tant mes yeux étant subjugués

Par l’ampleur du décolleté

Que cette gracieuse enfant 

Laissait entrevoir aux clients ;

Outre ces appâts en obus

Elle avait un fort joli cul

Et des cuisses bien fuselées

Qui m’ont vraiment déboussolé.

Soudain j’en ai perdu la tête,

Ma main glissa sous sa jupette

Et je suis alors arrivé  

Entre deux cuisses veloutées ;

En poursuivant j’eus un vertige

Trouvant des rondeurs callipyges

Qui étaient pratiquement  nues

Du fait d’un  string assez ténu.

Ces caresses il me faut l’avouer

Ne furent jamais repoussées,

Au contraire, la  belle enfant

Serra ma main très fortement

Pour qu’elle ne puisse s’en aller

Tant sa présence était goûtée.

Mes doigts curieux et indiscrets

Allaient chercher d’autres secrets

Quand soudain une sonnerie

Dans la boutique retentit

Marquant la venue d’un chaland.

Il nous fallut évidemment

Cesser notre batifolage,

Insatisfaits et plein de rage

De n’avoir pu mener plus loin

Notre délicieux  entretien.

                                                  Raimondo 2011

La boulangère

Chaque matin, la boulangère,

Serrée dans son tablier blanc,

Etalait sur les étagères

Viennoiseries et petits flans.

 

Penchée sur le vaste étalage,

Elle posait aussi des croissants,

Laissant entrevoir un corsage

Où trônaient deux seins pigeonnants.

 

Alors qu’elle  faisait sa besogne

Une main fouineuse survint

Qui lui caressa sans vergogne

Son très généreux popotin.

 

Car cette femme était pourvue

Non seulement de très beau seins,

Mais elle avait aussi un cul

Qui attirait souvent les mains.

 

Et ce matin-là, le mitron

Ne put vraiment pas s’empêcher

De lui caresser sans façon

Les rondeurs de son beau fessier.

 

La femme eut pu être offusquée

Par cette ignominieuse  offense

De la part de son ouvrier

Qui manquait par trop de décence;

 

Mais ce matin-là, au contraire,

Elle trouva le geste charmant,

Et notre aimable boulangère

Releva son tablier blanc

 

Afin de laisser découvrir

Sa très intime nudité

Qui excita tous les désirs

De son mitron émerveillé.

 

Celui-ci, excusez du peu,

Se mit à bander comme un âne

Alors il s’élança, heureux,

Dans la douceur de cette femme ;

 

Et quelques va et vient plus tard,

On pouvait  bien sûr s’en douter,

Le mitron se vida le dard

Et sa patronne  prit son pied.

                                                                                Raimondo 2011

 

Parodies d’une ballade et de 2 chansons

Posted in Oulibouf on November 20th, 2011 by gerard – Comments Off

Adhémar se frotte ici à “La ballade des dames du temps jadis” de François Villon :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballade_des_dames_du_temps_jadisBallade des chèvres d’antan

Dites-moi où n’en quel pays

Est Sofia la belle romaine;

Mais où est donc Martine Aubry,

La lilloise qui la ramène ?

Zsa Zsa Gabor et la Magnani

Eva Péron et Golda Méyère ?

Semblablement où est Jeannette***

Qui demanda que le Sénat

Fût châtré, privé de roupettes !

Mais où est Lollobrigida ?

Où est donc Martine Carol ?

Demongeot, Viviane Romance ?

Gaby Morlay, Suzy Delaire,

Où sont parties  toutes ces folles :

Barbara,  Beauvoir, Laguillère ?

On n’en parle plus depuis cent ans !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Où est la trop belle Bacall,

Liz Taylor et sa Cléopatre ?

Annie Cordy,  Juliette Gréco,

Maria Schneider et sa motte de beurre ?

Où est donc la Rossi-Drago,

Nul ne sait où elle demeure.

Dalida et Ginette Leclerc ?

Où est Sylvana Mangano

Qui triompha dans Riz Amère ?

Et la mystérieuse Garbo ?

Edith Piaf et Jeannie Longo,

La Cresson et sa cressonnière ?

Où est la terrible Ségo

Qui prêchait à voix de chaisière ?

Où est la ronde Bachelot

Qui nous montrait ses hémisphères ?

Où est donc la Sylvie Vartan ?

La Goulue et son beau postère ?

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Où s’est fourrée Ingrid Bergman

Qui montrait sa grande carcasse ?

Mireille Darc et ses seins de glace ?

Manaudou, Mauresmo,  Steffi Graf

Edith Piaf et sa voix de basse ?

Patachou et Rina Ketty,

Cicciolina et Paris Hilton,

Sarah Bernhardt, Casque d’Or, Maurane ?

Où est la divine Bardot

Qui tuait tout sur son passage ?

Où sont Arantxa et Hingis,

Benazir, Indira Gandhi,

Adjani et ses grandes paluches ?

Mais où est donc Sarah Bernhardt ?

La Sagan est partie aux pluches.

Marilyn, la reine des stars

Avec ses formes callipyges,

Et Jay-Lo, et Ornella Mutti ?

La Kelly et son prince d’opérette ?

Et Sheila avec ses deux couettes ?

Où est Mireille Mathieu

Qui braillait au Soleil Levant ?

Où est partie Lara Fabian ?

Madonna et Pétula Clarke,

Il était temps qu’on les débarque !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

 

Prince il faudrait une semaine,

Quelques mois, peut-être dix ans,

Pour citer toutes ces mémères !

Mais où sont les chèvres d’antan ?

                                       Adhémar – 2011

*** Jeannette Vermersch, la concubine de Maurice Thorez, cria en pleine Assemblée : On vous coupera les couilles !” C’était au Palais Bourbon et non au Sénat.LE GRAND BAISEUR

Inspiré de cette chanson d’autrefois (1912) : ” Le dénicheur”, sur une musique de Leo Daniderff

Pour l’air:  http://www.youtube.com/watch?v=BQoC-DX9qHY

Pour les paroles  de Gilbert et Léon Agel: http://www.paroles-musique.com/paroles-Frehel-Le_Denicheur-lyrics,p12224

Refrain

On l’appelait le grand baiseur

C’était un accro d’la quéquette

Dès qu’il voyait un joli cœur

Il lui demandait une sucette

Ses envies étaient bien connues

Et les femmes de son entourage

Acceptaient les accès de rage

De ce grand amateur de cul

Sa femme une accorte brunette

Acceptait ses débordements

Car elle était cette minette

Amoureuse de ce forban

Ce beau parleur ce grand paillard

Qui savait bien l’embobiner

Par l’éclat d’un œil égrillard

Ou ses allures de chevalier

Et comme elle était pleine  d’argent

Il vivait comme un vrai sultan

Au refrain

Mais un jour dans un grand palace

Où il descendait fréquemment

Il regarda d’un œil salace

Une soubrette au corps troublant

Il eut soudain très grande envie

Apercevant cette beauté

De lui faire caresser son vit

Avec ses lèvres colorées

Mais la belle le repoussa

Et chez les flics elle l’assignat

Au refrain

Comme il croupissait en prison

Son épouse accourut alors

Et elle aligna  son pognon

Pour adoucir son triste sort

Elle aurait fait pour son  aimé

N’importe quel arrangement

Pour qu’il puisse être libéré

Afin qu’il vive  décemment

Et c’est pourquoi elle lui paya

Le plus fameux des avocats

Dernier refrain

C’est ainsi que le grand bandeur

A recouvré sa liberté

Tous ses amis ses zélateurs

Firent une  fête à tout casser

Et quant à la pauvre soubrette

Qui refusa de le sucer

Elle jura de se faire payer

                                Sans avoir à faire des branlettes .                                                                                                                                                                                  RAIMONDO -2011

L’heure est sans doute venue de donner quelques conseils à un charmant bébé apparu récemment dans cette vallée de larmes (pour l’air: http://www.youtube.com/watch?v=Hyh4TifZJRE )

Julie                                                                                       Giulia

Paroles de Maurice Vidalin-1957               Gérard- 2011

N’allez pas Julie, vous rouler dans l’herbe…..N’allez pas Giulia, pétuner de l’herbe
Quand Monsieur l’abbé déjeune au château.. Quand papa est là pour prendre un râteau,
N’allez pas non plus jouer aux proverbes….. N’allez pas non plus vous foutre la gerbe
Avec les bergers aux tendres flûtiaux………. Avec ses ministres, servile troupeau.
Et je vous défends, vilaine petite,…………….  Et je vous apprends qu’la petite bite
Nue dans la rivière, au milieu du bourg,……. Pue de la crinière, comme Montebourg,
De dire aux pêcheurs : ” je suis une truite……Il fera en sorte, qu’illusions détruites,
Me pêche qui veut m’apprendre l’amour”……Donner l’impression « toujours à la bourr’ »

{Refrain:}
Les yeux baissés,…………………………………..Les vieux baisés,
Les genoux serrés,…………………………………Les voyous “serrés”,
Faites de la dentelle……………………………….Faites donc les poubelles,
Faites de l’aquarelle,………………………………Faites la maquerelle,
De la tapisserie,…………………………………….De la galanterie,
De la pâtisserie,…………………………………….De la dysenterie,
Mais n’allez pas surtout…………………………..Mais n’allez pas surtout
Courir le guilledou…………………………………Sucer les roudoudous,
Avant de prendre époux…………………………Epouser un ripoux.

2 – Avec Ferdinand, vous n’êtes plus d’âge…..Avec le Guéant, et ses matraquages
A vous trémousser foll’ sur ses genoux,………Des étudiants tombant à genoux,
En lui agaçant le bout des moustaches………..Vous apprendrez ce qu’est un quadrillage
Pour voir si ça pique ou bien si c’est doux !….Et si c’est vrai qu’il est un bande-mou !
Et quand vous sentez son trouble, Julie………Surtout évitez, Ô jolie Giulia,
Ne demandez pas d’un air innocent :…………..Quand vous évoquez Botox et onguents,
“Cousin, dites-moi si je suis jolie,……………….De faire de la peine à maman Carla,
Et si je fais plus que mes dix-huit ans”…………Parlant factures qui coûtent tant et tant.

{Refrain}

3 – Un matin, Julie, blanche à la chapelle,……Un matin Giulia, Porte de la Chapelle,
Devant la famille vous direz ce “oui”…………..Vous aurez alors joliment joui
Qui vous livrera timide gazelle,…………………Jusqu’à en avoir mal à la rondelle
Aux tendres assauts de votre mari…………….Des assauts «Père-vert»(Thierry Mariani).
Dès le lendemain, vous serez tranquille,……..Dès le lendemain, quittez les débiles,
Je ne serai plus là pour vous gronder………… Y compris votre père, le nain Simplet,

Vous pourrez alors, femme d’imbécile,…………Certes oui, la vie n’sera pas facile,
Prendre autant d’amants que vous le voudrez…..Mais vous aurez gagné la Liberté.

{Refrain2:}
Les yeux baissés,………………………………………Les vieux baisés,
Les genoux serrés,…………………………………….Les voyous” serrés”,
Faites de la dentelle,………………………………….Faites donc les poubelles,
Faites de l’aquarelle,………………………………….Faites la maquerelle,
De la tapisserie,………………………………………..De la galanterie,
De la pâtisserie,………………………………………..De la dysenterie,
En attendant le jour,………………………………….Mais n’allez pas non plus
Qui ne saurait tarder,…………………………………Courir aux autres moches,
De votre liberté………………………………………..Je veux dire la Gauche.

Emeline et Adalbert 07

Posted in Oulibouf on November 10th, 2011 by gerard – Comments Off

Septième épisode! Allez, boum, servez chaud m’sieur Raimondo!VII

    Nous avons laissé nos trois héroïnes dans des situations d’attente et le rapporteur que je suis se rend compte de l’impatience  qui doit se manifester parmi ses fidèles lecteurs ; il est grand temps de jeter un regard sur leur destin hors du commun.

   En arrivant à Montpellier, Emeline se dirigea vers la faculté de médecine, espérant y retrouver son cousin Florian qu’elle avait hâte de revoir. Disons-le sans attendre, elle sentait en son bas ventre une sorte de feu que son cher cousin pourrait éteindre. Malheureusement, les réponses qu’elle reçues le concernant, de la part des étudiants de l’université,  ne furent que  quolibets et rires moqueurs ; Florian était certes bien connu, mais comme un joyeux fêtard et non comme un disciple d’Hippocrate. Il passait une grande partie de son temps en une charmante demeure située au bord de la ville, au bordeau comme on disait alors, au bordel comme  le mot est devenu par la suite. Emeline n’avait jamais, au cours de ses études chez les Ursulines, entendu parler de ce type d’habitation et comptait bien se rendre compte de visu de ce qu’il en était.

   Un matin, elle s’y rendit et fut accueillie par une dame d’un âge canonique, outrageusement fardée qui lui demanda avec un large sourire de bien vouloir patienter, le vicomte Florian, étant pour l’heure très occupé.

-         Occupé, hurla Emeline d’un ton peu aimable, occupé alors que je viens de faire des centaines de lieues pour le retrouver ! Menez-moi sans tarder auprès de lui, je vous prie.

   Le ton n’admettant aucune répartie, la brave tenancière s’exécuta, la menant à l’étage. En entrant dans une pièce décorée de riches tapisseries, Emeline découvrit, sur un grand lit paré de chaudes fourrures d’animaux,  son cousin au côté d’une charmante demoiselle ; tous deux étaient nus et il n’y avait aucun doute à avoir sur leurs occupations.

-         Cousine Emeline, s’écria Florian, sois la bienvenue en cet antre de l’amour.

   Emeline ne savait trop quelle contenance adopter, mais finalement se laissa emporter par les démonstrations de bienvenue qui lui étaient prodiguées : tous trois se retrouvèrent nus sur le lit douillet. On se fit des chatouilles, des papouilles, des gratouilles, tout un tas de délicieuses caresses qui vous mettent le corps en émoi et lorsque Florian fut hors course, les deux femmes poursuivirent un long moment encore leur folle chevauchée, avant d’atteindre à leur tour un sommeil réparateur.

   Aïcha, durant ce temps, s’éloignait des terres du Sultan Tacul, en compagnie de son ami Tamère, en direction des terres du Sultan Bourrin. Quelques musiciennes qui accompagnaient d’ordinaire la danseuse dans ses exhibitions, étaient du voyage, heureuses de voir leur vie prendre un tour nouveau.

   Au cours de ce déplacement, l’occasion leur fut donnée de rencontrer, dans une région montagneuse, un groupe d’une quarantaine d’hommes. Avec leur chef, un certain Ali, ils vivaient de rapines, dévalisant les caravanes des voyageurs et des commerçants. Aïcha sut faire face à ces détrousseurs et, afin de calmer de  possibles velléités, décida de les amuser. Et avec ses compagnes, elle leurs montra  tous les secrets de son art. Les voleurs furent subjugués par  ce délicieux intermède qui laissa Ali, baba ; et pour honorer cette délicieuse almée, il lui trouva pour la nuit, une place dans l’une des cavernes où il remisait le butin de ses vols. Elle ne se montra pas indifférente et sut lui apporter l’apaisement de ses sens enfiévrés à la vue d’une aussi jolie femme. Ce soir là, Aïcha fit preuve d’une maestria hors du commun et d’une imagination peu ordinaire : elle s’offrit à lui dans la position de la tigresse khmère, celle du python musculeux et le gratifia enfin d’une mémorable sucette, qui, une fois encore laissa Ali, baba.

   Après ces exploits, Aïcha se demanda quelle conduite tenir ; elle avait fort envie, de se faire une place auprès d’Ali, mais par ailleurs elle savait que l’envie des hommes est éphémère et qu’un jour, un minois plus frais, une chair plus lisse viendrait prendre sa place. Dans l’immédiat, elle se donna le temps de la réflexion et durant quelques jours fit halte, dans l’attente de rejoindre le palais du Sultan Bourrin.

   Quant à Emeline, lorsqu’elle s’éveilla, elle se remémora les magiques instants vécus avec son cousin et cette jeune femme qui, comme Aude autrefois lui avait procuré de merveilleux frissons.  Elle ne savait toujours pas, ce que Florian faisait ici en cette demeure au lieu de poursuivre ses études médicales. Elle décida de le réveiller afin d’avoir tous les éclaircissements possibles ; et la meilleure façon de le tirer de ses rêves n’était-elle pas d’offrir à son sexe endormi, les bienfaits d’une bouche ravageuse qui fit un beau miracle ; et lorsqu’elle avala le délicieux nectar, elle se rendit compte qu’elle avait faim.

Au cours du repas qu’elle prit en compagnie de son cousin, Emeline apprit ce que les Ursulines avaient omis de lui enseigner au sujet de ces maisons où des femmes jolies, mettaient leur charité à faire du bien à leur prochain. Mais surtout elle découvrit que son  Florian, du fait de la vie désordonnée qu’il s’était  créée, n’avait plus un seul écu, et même était endetté au-delà du raisonnable, pour avoir dilapidé le pécule fourni par le Comte, son père, pour subvenir à ses études.

   Il était temps qu’elle intervienne. Reste à savoir comment…

   Albine avait trouvé refuge au campement du Comte Adalbert Flavien Gaétan de Coucy. Elle avait beau avoir troqué sa robe pour un costume d’écuyer, elle n’osait pas trop se montrer,  craignant qu’on ne remarque, malgré ses efforts pour le dissimuler, un buste un peu trop proéminent. Elle patienta tout le jour, se nourrissant de quelques fruits chapardés ça et là, attendant le retour de son Renaud,  chargé durant la bataille contre les hommes de l’Emir Obolan, d’arborer l’écusson de son maître. Lorsqu’il revint, ce fut pour lui annoncer le désir d’Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, devenu vice-roi, de fêter cette promotion par une nuit de folies amoureuses avec elle.

   Toute autre aurait été satisfaite de cette nouvelle, prélude à une ascension sociale certaine. Il n’en fut rien ; Albine, fidèle aux élans de son cœur et amoureuse de Renaud, ne se voyait pas dans la couche d’Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, fut-il devenu vice-roi. Elle renouvela à Renaud la force de ses sentiments,  et pour mieux l’en assurer se donna à lui sans réserve : elle en avait une folle envie ; après les longues heures de séparation, un tendre moment d’intimité fut le bienvenu. Ceci fait, et bien fait, elle décida de la conduite à tenir : faire croire qu’elle avait disparu. En réalité, elle avait une idée en tête : partir avec les troupes royales et regagner avec elles, Jérusalem, en compagnie des frères hospitaliers, qui d’ordinaire suivaient la troupe pour soigner les blessés, et dont elle avait remarqué la présence dans le campement, sous des tentes de campagne, parées d’une croix rouge. Elle laissait à Renaud le choix de la rejoindre à un moment opportun, ou de rester définitivement hors de sa vie, au service du Comte Adalbert Flavien Gaétan de Coucy. Un tendre baiser, scella ce projet ; désormais, il incombait à Renaud de prendre une décision à partir de laquelle elle organiserait sa vie.

Raimondo (à suivre)

Escapade par le chemin des missiliers

Posted in Oulibouf, Perlouzes solitaires on October 20th, 2011 by gerard – 7 Comments

   Merci à Alphonse Allais (…et à sa nouvelle “En bordée” ) qui m’a un peu inspiré la petite pièce oulibouffienne qui suit, et qui, je l’espère, vous permettra de vous esbaudir quelque peu. L’action se passe à une époque, encore pas trop éloignée de nous, où tous les jeunes gens étaient tenus d’effectuer leur « Service Militaire », disons dans les années 80.

   Tonin Caffarel remplit ses obligations militaires dans la Marine Nationale. Comme il avait déchiffré deux livres de Oui-Oui dans sa jeunesse, on le sélectionna d’emblée pour l’Ecole de Maistrance. Lui qui était de la Martiale eut beaucoup de chance en obtenant une affectation, pas exagérément éloignée de la Bonne-Mère, pour le Centre d’études et d’essais des torpilles de Saint-Tropez, tout près de Cogolin. Avec son grade de Quartier-Maître, il coinçait là une bulle phénoménale en s’occupant vaguement d’un camion dont il avait, soit-disant, la responsabilité.

   Un matin de début Juillet, il fut appelé en urgence au service « Opérations ». Il y avait déjà dans le bureau de l’officier chef de service, le Maître Principal Parlesandec, un natif de Roscoff qui, comme tout bon breton, n’avait jamais absorbé la moindre goutte d’eau de sa vie, et un officier supérieur qui avait plus de galons qu’une femme-girafe birmane n’a d’anneaux. On le briefa en vitesse : Ces enfoirés de la marine embarquée avaient fait un exercice de tir la nuit précédente au large du golfe, et un de leur fichu missile Mer-Terre venait d’être retrouvé, en train de se prélasser, sur la plage de Pampelonne. Le problème était que l’arme n’était pas inerte, mais bel et bien bourrée d’explosifs à pouvoir faire ressembler la plage, en cas d’éclatement, à Verdun en 1916. Le Maître Principal emmènerait dans une jeep radio-armée Monsieur l’Ingénieur Hors-Classe ici présent, ils désamorceraient l’engin, et Tonin, aidé de trois autres appelés du contingent, le mettrait sur son camion et rentrerait aussitôt à la base.

   La mission était simple, et le petit convoi se mit immédiatement en route. Dans le cabine de conduite, Tonin dévisagea ses compagnons qu’il connaissait plus ou moins. Il y avait là Amadeo Sbirrazuoli Di Scampamorte, un tropézien d’origine corse que d’énormes pistons du lobby insulaire avait réussi à faire nommer tout près de chez lui. Il y avait aussi le chauffeur, Théodule Campègue, un languedocien vigneron dont le très conséquent appendice interjambaire, presque une infirmité, avait fini par lui donner le surnom de Dudule, en référence à la chanson bien connue dans toutes les garnisons hexagonales dignes de ce nom. Enfin un ch’ti, Walter Chambosse, un « bleu » arrivé depuis dix jours seulement, et qui ne se séparait jamais de son caméscope, complétait le quatuor du camion.

   Ils arrivèrent bientôt sur place. Le missile avait échoué sur une partie privative de la plage, le « Pam-Pam Q.Q. ». A presque cent mètres, à droite et à gauche, les gendarmes de Saint-Tropez faisaient un cordon pour contenir une foule de curieux. Au comptoir du bar désert, il n’y avait que le plagiste propriétaire des lieux qui se désolait de perdre sa recette. Bons princes, les quatre appelés lui commandèrent une bière en regardant les deux gars d’active se pencher sur le matériel défectueux issu de nos beaux arsenaux. Quelques instants plus tard, ils virent Parlesandec venir vers eux, en tenant un lourd cône en connassium iridié entre ses mains : « C’est OK les gars ! Avec monsieur l’ingénieur, on vient de dégager le système de mise à feu du missile, le voilà plus inoffensif qu’un nonagénaire dans un bordel philippin ! Comme il n’y a plus de danger, nous allons rentrer les premiers. Vous, vous n’aurez plus qu’à mettre le bidule sur le plateau et à nous le ramener ! On a prévenu les gendarmes, ces cons d’estivants pourront se remettre la couenne au soleil dare-dare !» Et il tourna les talons avec sa pièce métallique, monta dans la jeep avec le galonné et disparut dans la minute. Le plagiste était si content de la nouvelle qu’il offrit plusieurs tournées de Get 27 aux quatre bidasses.

   Chambosse avait un peu filmé la neutralisation du bazar, mais davantage la horde de minettes qui s’amenait maintenant en courant vers eux, en mini-strings et poitrines au vent. Déjà, une foule de juillettistes entourait la bombe volante. Tous les quatre roulaient beaucoup des mécaniques pour épater les gens en prenant des attitudes héroïques de professionnels à qui on ne la fait pas. Dudule, dans l’euphorie des six Get 27 qu’il venait de s’enfiler, amena en marche arrière le camion au niveau de la chose. C’est Tonin qui manipula, avec dextérité, la grue intégrée sur le hayon arrière pour y déposer le missile. Malheureusement, celui-ci était fort lourd et le camion s’enfonça de trente centimètres dans le sable. Dudule eut beau faire vrombir le moteur, les roues patinaient maintenant en projetant des geysers de sable sur toute l’assistance. Une des charmantes baigneuses, dont le QI devait égaler celui d’une tanche du Haut-Nivernais, eut alors l’inspiration de placer un lourd lit de plage en fer sous l’une des roues pour que cette dernière put avoir une assise solide à « mordre ». Elle fut vite imitée par les autres naïades intellectuelles, et c’est une véritable double bande de roulement qui se forma miraculeusement entre le camion et la route. Tonin et Amadeo avaient aidé à la manoeuvre, manipulant plus souvent les fessiers de ces demoiselles que les lits de plage. Dudule se sortit du fech-fech comme un chef, et en moins de deux.

   Curieusement, cela fit un drôle de bruit « Crac… Crac… Crac… Crac… » Dans le rétroviseur, il put alors admirer les lits de plages qui ressemblaient tous maintenant à un « V » majuscule. Chambosse, lui, filmait en disant :« Déconnez pas les gars ! On va se faire repérer ! » Ils regagnèrent en quatrième vitesse la cabine, car le patron plagiste, frôlant l’apoplexie, était parti en courant quérir une antique pétoire sous son comptoir, et voilà qu’il leur tirait dessus à présent. Et à la chevrotine s’il-vous-plaît, tout en grommelant, juste avant d’en perdre son dentier en cadmium sulfurisé: “Oh fatche! Je vais te me les…!” Heureusement, Dudule, sous l’effet du Get 27, zigzaguait fort naturellement pour éviter les impacts…

   …Ils avaient maintenant la vieille ville à main gauche, quand Amadeo s’adressa à Tonin : « Dis-moi chef, on va passer tout près de la maison de ma mémé. Ca serait chouette de lui faire un petit coucou avec notre arme de destruction massive, d’autant plus qu’elle ne m’a encore jamais vu en uniforme ! » Tonin ne pouvait rien refuser à son pote, et les voilà engagés dans des ruelles étroites. Les rétroviseurs extérieurs passaient à un poil de lombric des murs des façades. Arrivé devant la demeure de l’aïeule, Amadeo bondit sur le klaxon pour se signaler. Le raffut occasionné fit sortir des dizaines de visages hors des fenêtres. La brave grand-mère en pleurait de joie, elle dit à son petit-fils de monter boire une petite goutte avec ses copains. Ainsi fut fait.

   Mais le camion obstruait toute la rue. D’un salon de coiffure voisin, sortit une nuée de jeunes et jolies apprenties pour se mêler à la foule des badauds agglutinée autour du véhicule. Même les clientes sortirent, et parmi elles, il y avait Amanda Lear passée se faire faire une indéfrisable sur une partie intime de son anatomie. La foule grossissait en permanence, il y avait là des photographes de « Closer », « Public », « Gala », etc… qui cherchaient vainement depuis le début de la matinée à faire des clichés intéressants. Quand Amanda Lear les vit, elle fit ni une, ni deux, et grimpa sur le camion, se rétablit sur le missile, puis se mit à califourchon sur cet énorme symbole phallique pendant que les paparazzi mitraillaient à tout va la toute nouvelle Miss Missile. Tonin, alerté, déboula dans la rue, sauta sur la ridelle et interpella Amanda : « Surtout pas un mot ! Avec votre voix grave, vous pourriez faire exploser l’engin conditionné pour être sensible aux infrasons ! _ Petit imbécile, lui répondit-elle, vous venez de me faire tellement peur que je viens d’uriner sur votre missile ! Mon indéfrisable est fichue maintenant !» Tonin, qui riait intérieurement comme un bossu, lui rétorqua que la bombe était cependant insensible au pipi de people. La belle Amanda finit par descendre, mais cela avait donné des idées salaces à toutes les arpètes femelles du salon pour monopoliser l’attention des reporters. Elles ôtèrent leurs blouses, apparurent quasiment nues… Et vas-y que je te ré-enfourche le machin, que je te le machine comme si on le caressait, l’une d’entre elles s’en fut même à une extrémité comme si elle avait un énorme braquemart entre les jambes, mais c’est sa copine de l’autre extrémité qui remporta tous les applaudissements en simulant une fellation.

   Et, tout à coup, une déflagration ! Tout le monde s’enfuit en courant, sauf quelques promoteurs immobiliers qui imaginèrent le parti qu’ils pourraient tirer de ce terrain s’il était soudain transformé en Hiroshima azuréen. Le quatuor se reconstitua pour finalement constater qu’un des pneus, placé trop près du braséro d’un étal de marchand de merguez, venait d’exploser. Ce n’était pas bien grave, mais ça rendait désormais la conduite du poids lourd très difficile à contrôler. Tonin, en chef responsable du matériel et des hommes, remonta chez la mémé pour rendre compte téléphoniquement à sa hiérarchie des évènements. Il se fit traiter de tous les noms de volatiles de la Création ; ça tombait d’autant plus mal que la dépanneuse était en panne, depuis Novembre 1976 en fait. Ordre lui fut donné de libérer, autant que faire se pouvait, la voie publique, de se garer du mieux qu’il put tout en maintenant une garde vigilante autour du missile, et qu’on allait aviser… mais certainement pas avant demain. Chambosse, de son côté, n’avait pas arrêté de filmer : la mémé, Amanda, la chevauchée des Walkyries, l’explosion, les manoeuvres… Tout en déclamant : « On va se faire repérer les poteaux ! On va se faire repérer ! »

   Avec mille précautions, Tonin et Amadeo, devant le véhicule, faisaient maintenant de grands gestes à Dudule, qui suait sang et goutte au volant, pour le guider. Par chance, il y avait une petite placette quelque vingt mètres plus loin. Dudule réussit à y garer son bahut, juste devant une maison dont la raison sociale s’étalait en grosses lettres sur une plaque de cuivre : La S.P.E.F. C’est en voyant de fort jolis minois éclore aux fenêtres qu’ils se demandèrent quel établissement pouvait abriter, en si grande quantité, de si mignons petits lots. Leur curiosité fut satisfaite lorsqu’il purent lire les petits caractères de la plaque : Société Provençale d’Escort-Figues. En fait, c’était une sorte de réservoir d’escort-girls pour les vieux à pognon qui truffaient la presqu’île. Un coup de téléphone, un coup de carte bleue, et ils tireraient leur coup avec l’accorte demoiselle qu’on viendrait leur livrer comme une simple pizza, sans surcoût. La maison avait bonne réputation mais, en ces premiers jours de Juillet, n’en était pas encore aux cadences infernales des 14 Juillet- 15 Août, ce n’était pas la morte saison, mais presque. Ni les émirs du Qatar, ni les millionnaires russes n’avaient encore mouillé dans le célèbre petit port. Sur le pas de la porte surgit un jovial hippopotame, il s’appelait Mariùsz Pànis _ on croit savoir qu’il était hongrois _, et leur fit bon accueil. De facto, le missile faisait toujours son petit effet dans le quartier, rameutant des populations diverses et variées. A telle enseigne que beaucoup de promeneurs de sexe masculin s’engouffraient maintenant chez la S.P.E.F. pour des parties de jambes en l’air dûment tarifées. Grâce à l’attraction produite par la présence du camion, Mariùsz faisait donc, de son côté, exploser le tiroir-caisse de son tout nouveau clandé.

   Comme midi était maintenant largement dépassé, Amadeo s’en fut faire choir la bobinette de chez sa mère-grand pour s’enquérir si elle n’avait pas quelque chose à faire grignoter à lui et à ses copains. Il s’en revint bientôt avec un énorme fait-tout où avait mijoté pendant des heures une appétissante daube de taureau. Mariùsz, devenu un ami, leur proposa l’ombre bienfaisante de la terrasse de son petit jardin, opposé au côté rue. Cela sentait si bon que quelques pensionnaires se risquèrent à venir les voir manger. Comme il y avait beaucoup à consommer, Amadeo les invita à partager leur repas. Les filles étaient magnifiques, elles venaient toutes de l’Europe de l’Est : des bulgares, des hongroises, des roumaines, des ukrainiennes, des russes, etc…

   Pour leur malheur _ ou leur bonheur, va-t-en savoir ? _ , la mémé avait nettement forcé sur les épices dans sa préparation. Le poivre, la coriandre, mais encore d’autres végétaux stimulants et carminatifs ne manquaient pas. Si on ajoute à l’effet aphrodisiaque que cela produisit sur tous les convives, le barack pàlinka (alcool d’abricot) que Mariùsz offrit à tous et à toutes en version tonnelet, je vous laisse imaginer les émois qui se produisirent dans les slips des uns et des autres vers la fin du repas.

   Tonin, Amadeo et Dudule sautèrent littéralement sur les jeunes filles pour leur proposer une sieste à la mêlée. Le taulier laissa faire, car il avait suffisamment engrangé de bénéfices aujourd’hui grâce à ces vaillants petits jeunes hommes. Chambosse, de son côté, se constituait une vidéothèque porno pour plus tard, pendant les longues soirées d’hiver en Artois, ce qui ne l’empêchait pas de seriner : « Arrêtez vos ahannements les gars ! On va se faire repérer ! »

   C’est évidemment Dudule qui eut la vedette tout cet après-midi-là et la nuit qui suivit. Ce ne fut qu’un cri lorsqu’une des petites pétasses mît à jour l’organe reproducteur du brave garçon. Toutes, sans exception, vinrent contempler ce qui rangeait John Holmes et Rocco Siffredi au rang de petits sifflets pour jardin d’enfants. Beaucoup se risquèrent, vainement d’ailleurs, à un ré-alésage du calibre de l’obus en question par des positions, souvent non répertoriées dans le Kama Soutra, et que la décence Humaniste et la morale judéo-chrétienne m’empêchent de vous détailler ici. Pour parfaire leur apprentissage du français, les trois lascars leur enseignèrent, en joignant les gestes aux paroles, la chanson bien connue concernant ce cher Dudule, surtout la partie relative au refrain bien entendu. De son côté, Chambosse filmait toujours, en essayant de ne pas se faire repérer par tous les acteurs de cette épique mélodie. Quand vint l’heure du dîner, et pour ragaillardir nos trois compères quelque peu flageolants, Mariùsz entreprit de leur servir un bortsch de sa composition à base de gingembre, de corne de rhinocéros et de spanish fly, le tout arrosé d’une décoction de bois-bandé qu’un client antillais lui avait offerte la semaine précédente. De facto, force est de constater que, ni l’après midi, ni la nuit, quelqu’un ne vint surveiller le missile. Il faut dire que l’intérêt dudit engin passa un peu au second plan en soirée, car un splendide feu d’artifice était offert, sur le port, aux populations par une grande marque de prothèses dentaires en carbure de tungstène.

   Vers minuit, la placette était quasiment vide, nos marins tentaient des abordages de tout bord, majoritairement par la poupe d’ailleurs, dans l’accueillante maison, et personne ne se souciait plus du camion et de sa cargaison. C’est malencontreusement vers cette heure-là qu’ Egésippe Troncasse, Adjoint au Maire chargé des concessions des cimetières tropéziens, passa en vélo près du véhicule. Quand il distingua, sur le plateau, le missile bardé de grosses annonces « DANGER » jaunes sur fond cacateux, son sang se coagula dans la foulée. Vite, il téléphona au Maire pour lui signaler quel terrible engin meurtrier se tapinait (Attention les loulous : Verbe venant de « tapinois », et non de ce qu’on pratiquait dans la maison jouxtante) au coeur de sa ville. Effrayé, le Maire téléphona au Préfet. Ce dernier alerta le Ministère de l’Intérieur qui répercuta l’information au Ministère de la Défense et au Premier Ministre. Le chef du Gouvernement prit sur lui d’appeler l’Elysée pour faire réveiller Monsieur le Président de la République, et lui apprendre quelle terrifiante menace de dévastation planait sur Saint Tropez. Le Président, en chemise de nuit et bonnet de coton, remit prestement dans son clapoir son râtelier en titane anodisé, et sut prendre ses responsabilités en ordonnant des mesures appropriées…

   Il allait être cinq heures du matin, tout semblait calme et désert dans le quartier. C’était sans compter avec l’intégralité d’une Compagnie de la Gendarmerie Mobile, en tenue de combat, fusil d ‘assaut à la hanche et semelles de crêpe qui venait quadriller silencieusement la charmante petite place. Puis, en une poignée de secondes, ces unités d’élite firent sauter la porte de la S.P.E.F., investirent toutes les chambres où chacun dormait d’un sommeil Ô combien réparateur, expulsèrent à coups de pieds dans le fondement les quatre appelés du contingent, les alignèrent le long du camion en les tenant en joue pendant que nos braves pioupious remettaient tant bien que mal pantalon et vareuse, ils ne mouftaient pas plus que l’aurait fait Mère Téresa faisant passer un casting à une troupe de Chippendales. On entendit alors un formidable ronflement avant de voir surgir un gigantesque tracteur en tenue camouflée, il remorqua facilement le camion jusqu’aux boulevards extérieurs, beaucoup plus larges. Là, une équipe de super-mécaniciens du Génie changea la roue défaillante aussi prestement qu’on le fait dans une course de Formule « 1 » Un apocalyptique convoi se constitua alors : Devant, il y avait un V.A.B. (Véhicule de l’Avant Blindé), des écoutilles on voyait sortir FAMAS et mitrailleuses, puis venait le camion au missile avec le quatuor qui n’en menait pas large, Tonin eut quand même l’esprit de l’escalier en s’adressant à Chambosse : « Ah dis donc ! Là, je crois qu’on a été repérés ! », en queue, il y avait un V.A.B. (Véhicule de l’Arrière Blindé) hérissé également d’engins létaux ; sur chaque flanc, des dizaines de motos de la Gendarmerie, quelques-unes avaient même un side-car où s’épanouissaient des mitrailleuses lourdes de 12,7 mm, des mortiers ou des lance-roquettes. Pour couronner le tout, deux hélicoptères de l’A.L.A.T. survolaient la redoutable caravane. Chambosse devenait enragé de ne pouvoir filmer tout ce cirque, car l’indicateur d’enregistrement de film affichait alors une saturation autant irrémédiable que définitive. L’ensemble était aussi discret qu’un voyage du Pape à La Mecque. Les quelques autos qu’on croisait étaient immédiatement stoppées et tenues de se ranger sur le bas-côté. Les conducteurs, médusés par ce cauchemardesque accompagnement, eurent des réactions bien humaines, de sorte que les médecins tropéziens s’étonnèrent tous d’une pandémie diarrhéique chez leur patients dans les jours qui suivirent.

   Le Colonel commandant les unités d’intervention fit son rapport, par radio, à qui de droit, soulignant que le missile était aussi inerte que le bigoudi de Frédéric Mitterrand consultant une revue « hard » de dames en tenues suggestives. Le Président de la République, vexé de s’être trop vite affolé, se défaussa en passant sa colère sur le Premier Ministre. Lequel souffla très fort dans les bronches des ministres. Celui de l’Intérieur passa un savon carabiné au Préfet qui, à son tour, agonit d’injures envers le Maire. Quant au pauvre Egésippe, il ne comprit jamais pourquoi on le destitua de sa charge d’Adjoint pour le mettre technicien de surface dans les pissotières tropéziennes pour le reste de sa mandature.

   Le Chef d’Etat-Major de la Marine, un Amiral cinq étoiles, excusez du peu, conseillé par ses services de communication, conclut que « La Royale » ne sortirait pas grandie par cette affaire si elle venait à s’amplifier, en faisant passer le Quartier-Maître Caffarel en Conseil de Guerre par exemple. Aussi recommanda-t-il « de ne pas faire de vagues » en enterrant l’histoire, et de ne surtout pas inquiéter les quatre marins mis en cause.

   Ces consignes furent appliquées à la lettre ; mais l’infortuné Tonin fut avisé qu’on lui « sucrerait » désormais toute permission à venir. Il fut muté dans les deux jours à la petite antenne de la Marine Nationale à Saint-Pierre-et-Miquelon. Lui qui les eut bien échauffés pendant vingt-quatre heures, tira les huit mois qu’il lui restait à faire à se geler les testicules.

   Gérard- 2011 (Je tiens à préciser que j’ai effectué mon Service National dans l’Armée de l’Air, arme de prestige, où jamais, au grand jamais, un boxon pareil ne saurait se produire.)

Raimondorama 02

Posted in Oulibouf on September 20th, 2011 by gerard – 1 Comment

Dans sa série “Mes histoires à faire rougir une écrevisse”, Raimondo se donne ici à fond la fesse… Oups pardon! Je voulais dire “à fond la caisse”!

PLAGIAT HUGOLIEN

Elle avait pris le pli dès son âge enfantin

De faire sucer son con par ses petits copains ;

Elle s’était aperçu que semblable caresse

Apportait du plaisir et beaucoup d’allégresse

Et, ne voulant jamais se montrer une ingrate,

Elle savait à son tour de ses mains délicates

Apporter du bonheur à tous ses compagnons

Par de doux va et vient qui donnaient le frisson.

Hors, il advint qu’un soir  dans un sombre recoin,

Alors qu’elle procurait à son petit voisin

De ses agiles doigts sa part de gâterie

Vint à passer par là l’austère Sidonie,

Une femme bavarde, haïe dans la cité

Elle qui cancanait à  longueur de journée,

Répandant alentours ses affreux commérages

Qui troublait ses voisins et la paix des ménages.

Cette immonde vipère s’en fut près des parents

Raconter les exploits de leurs petits enfants

Et bien sûr la nouvelle fut très mal accueillie

Par des parents pensant que leurs petits chéris

Etaient bien élevés et vivaient comme il faut

Se comportant toujours comme des angelots.

Il fallut donc sévir et les contrevenants

Furent alors soumis à divers châtiments

Qu’en telles circonstances des parents avisés

Pour le bien des enfants savent imaginer.

A quelque temps de là, rentrant à la maison

La fillette entendit derrière une cloison

La voix de sa maman quémandant au plombier

De venir caresser son fastueux fessier,

Et faire également une belle minette,

Une feuille de rose et autres galipettes.

Entendant ces propos sans ambiguïté

Il vint à la fillette de malignes idées

Qui  poussèrent  maman à retrouver raison

Suspendant aussitôt toutes les punitions.

                                          Raimondo

                                                                             FEMME à LUNETTES

Le proverbe le dit : une femme à lunettes

Est instinctivement  une femme à quéquette.

Je me suis demandé si l’adage était vrai,

Et pour le vérifier pour savoir si jamais

On pouvait se fier à cette affirmation,

J’ai enquêté parmi toutes mes relations,

Ces dames du quartier qui avec élégance

Doivent porter des verres pour guérir leurs carences.

La  jolie boulangère, m’a dit d’un ton bourru :

Vous n’êtes qu’un cochon, qui a le feu au cul,

Désormais vous irez acheter votre pain

Dans une autre boutique ou un grand magasin.

J’ai poursuivi ma quête auprès de la mercière

Qui me toisa vraiment, et de façon altière

Elle me montra la porte et dit d’un ton mauvais

Qu’elle ne voulait plus me revoir désormais.

Sans me décourager, j’allai au grand bazar

Où la femme était là derrière son comptoir.

Mais cette digne dame à l’air pourtant posé

Me gratifia alors de noms très orduriers,

Noms que  la bienséance, ici ne permet pas,

De vous les répéter tellement ils étaient bas.

J’ai contacté bien sûr des cas révélateurs

De femmes revêtues de ces verres correcteurs

Myopes, hypermétropes, souffrant de presbytie,

Toutes ayant à l’œil  la moindre maladie

Que ce soit la crémière, la femme du boucher,

Ainsi que la belle-mère de notre quincailler,

Toutes avaient des  lunettes mais n’ont jamais osé

Répondre à la question qui leur était  posée.

Il me restait alors, parmi mes connaissances

Une femme sensée, remplie de clairvoyance :

C’était la pharmacienne, une femme avisée

Qui avait étudié en maintes facultés,

Mais malheureusement,  avait une vision

Ne nécessitant pas la moindre correction.

Mais j’osais me confier à elle néanmoins

Et cette aimable femme ne me repoussa  point.

Je ne puis cher Monsieur, répondre pour les  gents

Qui doivent sur leur nez mettre ces instruments,

Mais soyez assuré, bien que jamais j’en mette

Je suis une championne  au jeu de la quéquette ;

Venez donc avec moi au fond de l’officine

Afin que je m’occupe un peu de votre pine,

Et vous verrez ainsi qu’avec des yeux  très bons

On baise allègrement avec délectation.

Cette charmante femme baissant mon pantalon

Commença par me faire une belle succion

Et voyant le miracle par elle occasionné

Elle se retourna afin de quémander

Le membre turgescent qui allait l’enculer.

Elle hurla de bonheur en recevant ce gland

Qui provoqua en elle un grand contentement,

Et pour mieux prolonger l’effet de ces caresses

Je tâtais de mes mains ses généreuses fesses,

Puis en les dénudant j’atteignis ses deux seins

Qui furent titillés avec le plus grand soin.

La pharmacienne avait, il faut bien l’avouer

Un fier tempérament qu’on se doit d’admirer.

Durant de longs moments nos deux corps ont frémi

Aux mille positions qu’engendraient  nos envies

Et à ces va et vient source de volupté

Apportant à nos corps tant de félicité.

Il fallait en finir, elle me raccompagna

Et pour tous les clients, me dit à haute voix :

Revenez donc demain j’aurai certainement

Reçu du fournisseur votre médicament.

Raimondo

La pomme de terre et la veuve

Deux veuves étaient au champ.

En cette fin d’été était venu le temps

De faire les récoltes et stocker pour l’hiver

Les légumes et les fruits qu’avait produit la terre.

Ces femmes silencieuses

A l’aide d’une houe, toutes deux besogneuses,

Elles tiraient du sol cette solanacée

Qu’introduisit chez nous Monsieur de Parmentier.

Et penchées sur la terre

Tout le jour elles allaient pour un maigre salaire

De sillon en sillon, emplissant leur cabas

De ces pommes de terre qui alors poussaient là.

Soudain l’une des deux

Trouva un spécimen assez volumineux

Qui fort la stupéfia et fit s’exclamer

Tant cette pomme là avait pu l’étonner.

Mon dieu s’écria-t-elle !

Ce légume de forme assez  exceptionnelle

Me rappelle il est vrai de mon époux défunt

Il faut bien l’avouer, son sexe aux poils châtain. 

Il était donc si gros ?

S’étonna son amie qui n’en croyait pas mot ;

Aussi gros, certes pas, je dois bien l’avouer

Mais pour sûr aussi sale,  je puis te l’assurer.

                                                                                        Raimondo

Merci Raimondo, mais là, après avoir lu tout ça, je dois vraiment aller à con-fesse!

Emeline et Adalbert 06

Posted in Oulibouf on September 10th, 2011 by gerard – Comments Off

…et c’est parti pour le sixième épisode! Noël! Noël!…Merci Messire Raimondo!VI

 Un singulier personnage que cet Eunuque Tamère !

Il était tout jeune encore lorsque ses parents envisagèrent pour lui l’excellente situation d’eunuque, qui  devrait lui permettre de mener une vie confortable exempte de soucis. Il fallait bien sûr, préparer le terrain, et se tourner vers une chirurgie particulière. On fit appel pour la castration à un médicastre dont la réputation n’était plus à faire, à cela près qu’avec l’âge il n’était plus aussi habile que par le passé et que l’intervention ne fut pas des plus réussies. Malheureusement, on s’en aperçut  plus tard, alors qu’il était déjà en fonction ; au lieu d’avoir l’attitude indifférente que ces gens castrés ont d’ordinaire à l’égard du beau sexe, on remarqua qu’il avait parfois des pulsions incongrues qui le poussaient à tripoter les seins des occupantes du harem. D’aucunes n’admettaient pas cette attitude, réservée exclusivement au maître de séant, d’autres les acceptaient plus volontiers, sans faire de chichi, assez contentes finalement, qu’on s’occupe d’elles.

Il se constitua alors dans le palais deux factions : les pro-Tamère et  les anti-Tamère que se heurtaient continuellement. Une révolte de palais était à craindre ; aussi le chef des eunuques crut bon d’en aviser le grand Vizir Conium ; celui-ci convenant que tout cela faisait désordre, allait avertir le sultan, mais en fut empêché du fait de la guerre avec les croisés.

On en était là. Tamère savait très bien que tôt ou tard on réglerait l’affaire à son désavantage et la proposition que vint lui faire Aïcha semblait un bonne porte de sortie. Aïcha n’avait jamais été farouche avec  Tamère ; ses gestes caressants ne la rebutaient pas et même, au contraire, la ravissaient. Elle aurait volontiers admis d’autres privautés, mais Tamère bandant mou, il ne fallait pas demander l’impossible.

 Le statut de concubine n’apportant que peu d’intérêt, Aïcha avait pour projet de se consacrer exclusivement à la danse et offrir ses services à quelque puissant potentat  ottoman ; elle avait ouï  parler d’un certain Sultan Bourrin passionné de musique et de rythme et  rêvait de faire partie de la troupe artistique qu’il avait constituée pour assurer ses loisirs. Elle comptait sur l’assistance de Tamère pour rejoindre ce sultanat situé à l’est de l’empire turc, et organiser le voyage.   Celui-ci pensa que cette proposition arrivait à point nommé : il voyait là l’occasion de s’éloigner du harem de feu le Sultan Tacul, devenu pour lui un lieu où les difficultés n’allaient pas manquer ; il accepta, bien sûr, et pour sceller leur accord, Aïcha lui laissa tripatouiller ses seins. Ceci fait, en prévision du voyage, fixé au lendemain, elle alla prendre un peu de repos et pour se détendre, se fit un petit plaisir manuel. Après tout, comme l’a dit le poète : il n’y a pas de mal à se faire du bien.

De même qu’Aïcha se préparait à émigrer vers d’autres lieux, Emeline, elle aussi, avait des idées d’évasion. Lasse d’attendre en un sombre castel le retour d’un époux qui tardait, elle décida de visiter royaume de France, et rejoindre la belle ville de Montpellier, cité  très réputée en cette époque médiévale, pour sa beauté et  sa faculté, où son cousin Florian poursuivait ses études de médecine. Elle n’avait pas oublié les prouesses érotiques du jeune homme et, en découvrant les charmes de cette cité méridionale, elle était assurée de joindre l’utile et l’agréable. Elle osait même espérer que Florian, au contact d’autres partenaires, avait acquis de nouvelles expériences dont elle pourrait bénéficier.

C’est ainsi qu’elle goûta pour la première fois de sa vie au plaisir de naviguer sur une barge et descendre le Rhône, jusqu’en Arles. Elle profita, pour le plaisir des yeux, des sites magnifiques bordant ce fleuve, frontière naturelle entre le royaume de France et les terres d’Empire. Elle bénéficia également de fort plaisantes découvertes. Alors qu’elle partageait un agréable moment avec un aimable compagnon de voyage et qu’ils avaient adopté la position amoureuse dite “ chevauchée des Walkyries ”, l’embarcation traversa une zone de turbulence ; le roulis et le tangage aidant, Emeline découvrit des sensations nouvelles loin d’être désagréables et qu’on se hâta de renouveler à l’occasion. En eaux calmes, on se contentait de positions très ordinaires, telles : la grenouille crapaudine, l’omelette ibérique, le sphinx olympien ou plus simplement, la position du missionnaire, préconisée dans tous les livres de catéchisme.

Emeline quitta, à regret on s’en doute, le charmant nobliau qui avait agrémenté son parcours sur le fleuve et se dirigea par la route, vers la diabolique cité de Vauvert avant d’atteindre Montpellier. Et là, une surprise l’attendait.

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Alors que nos héroïnes filent vers leur destin, les guerriers depuis le petit matin en décousent avec ardeur. Les hordes de l’Emir Obolan ont fort à faire face aux chevaliers du roi de France ; le combat est inégal, entre une chevalerie bardée dans de puissantes armures et la piétaille de l’Emir, certes courageuse, mais insuffisamment protégée pour se parer des estocs virevoltants. En outre, la géniale manœuvre préconisée par le connétable porte ses fruits, et les hordes d’Obolan, prises en tenaille ne savent plus trop quelle stratégie adopter. L’Emir hurle des ordres, invective les timorés et les couards, mais  ses soldats ne cherchent qu’à fuir, pour échapper à une mort certaine qui les guette.

Dans cette furieuse mêlée, Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, après avoir occis quelques centaines d’infidèles, se décide  à une action d’éclat, dirige son destrier vers l’Emir et d’une violente poussée, le déséquilibre et  le désarçonne ;  il lève son estoc vers cet ennemi qui git au sol : point n’est question de le tuer, mais il en fait son prisonnier, dont il tirera confortable rançon. Dès lors, le chef étant mis hors de combat, la bataille prend fin : il ne reste plus qu’à égorger les ennemis qui n’ont pas été assez rapides pour fuir. A l’époque on n’avait pas encore inventé la guerre en dentelles !

 Après la bataille, on s’adressa à Dieu pour lui rendre grâce ; son appui avait permis aux croisés de faire du bon travail : on avait bien malmené les infidèles,  on en avait tué un grand nombre, on pouvait être satisfait de ce brillant résultat. Le roi félicita ses preux et fit part de ses décision : on allait désormais se diriger vers Jérusalem assiégée par les turcs, aidé en cela par des troupes alliées, arrivées plus tardivement. Néanmoins, afin de préserver ses arrières, il décida de laisser ici, dans les terres autrefois gouvernées par le Sultan Tacul, un contingent destiné à barrer la route des lieux saints à un éventuel ennemi ; et il confia le commandement de cette escouade à Adalbert Flavien Gaétan de Coucy, qui fut honoré du titre de vice roi. Pour fêter cette titulature de choix, il demanda à Renaud son écuyer, d’aller quérir la belle Albine ; n’ayant pu jusqu’alors passer avec elle les bons moments que son esprit salace avait imaginés, il tenait à rattraper le temps perdu.

Renaud fut très long à s’en revenir, mais  quand il se présenta  auprès de son maître, il montrait  une mine  désolée.

-         Sire, Albine a disparu…

-         Poil au cul !

murmura à voix basse un des guerriers de l’entourage du comte, quelque peu érudit, qui depuis quelques temps, avait inventé ce nouveau jeu de mots qui commençait à faire florès chez les croisés.

Raimondo (à suivre)

Je ne la vois pas en sainte!

Posted in Oulibouf on September 4th, 2011 by gerard – Comments Off

Une fois de temps en temps n’est pas coutume. Parce que nous sommes aujourd’hui le 4 septembre 2011, Adhémar, toujours friand de la vie des saints, nous offre un petit extra sur la sainte du jour: Rosalie.


Capitale et port de la Sicile, Palerme vénère sainte Rosalie comme étant sa patronne. Son sanctuaire s’élève au sommet du mont Zobellino, à 600m d’altitude et des poussières. C’est là que son corps passablement putréfié aurait été retrouvé en 1624, dans un enveloppement de cristaux de Baccarat et de moutarde de Dijon. Elle y serait morte de rire quatre siècles plus tôt, le 4 septembre 1170, à 17h29. D’autres disent qu’elle a péri la nuit dernière seulement, dans l’avion New-York-Paris, sous les coups de boutoir du salopard des Sofitels. Un compatriote et amant occasionnel, le bénédictin A. Tonamira-Puduneut a recueilli un faisceau de légendes à la mords-moi-la, tout ce qu’il y a de plus ‘conjecturales’, qu’il rassembla dans un livre suggestif: “Idée conjoncturale et bordélique sur la vie de patachon de sainte Rosalie’. Fille du seigneur Simbald (un fameux marin !), descendant de Charlemagne par la cuisse gauche de Gertrude, sa 283ème épouse, elle aurait fui la maison paternelle en emportant les économies de ses parents, à 14 ans, à la suite d’une fessée mémorable administrée par son papa, ce qui lui suggéra l’idée d’affirmer qu’elle avait assisté à l’apparition de la Vierge Marie, en bikini signé Chanel, pour préserver sa virginité, pendant que le vieux Simbald, un cochon pédophile, lui pétrissait l’arrière-train. Elle aurait ensuite passé les 16 dernières années de sa vie à poser vainement des cataplasmes sur ses fesses, dans une grotte du Monte Zobellino, recevant tous les membres du clergé palermitain pour des 5 à 7 eucharistiques, et tous les parrains de la mafia pour des mises en œuvre du Kama Soutra, nourrie de la seule semence de ses visiteurs et des osties à la vodka que lui apportaient les anges. Le chapelet de ces merveilles n’a d’égal que sa popularité sicilienne.
À Palerme en Sicile, depuis le XIIe siècle, on vénère (c’est le mot !) sainte Rosalie, vierge de l’oreille droite car DSK ne l’a pas encore visitée. Elle mena, dit-on, une vie plus ou moins solitaire (laissez-moi rire) sur le mont Zobelliino.
Martyrologe romain et pépipatéticien
Sainte napolitaine aux mains pleines de noeuds, Rose au cœur violé (par qui vous savez), fleur de saintes Gudule et Artémise O’Rankar, as-tu trouvé ton mac dans le désert des pieux ?